31.10.2008

OBAMANATION !

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30.10.2008

Vivement la retraite... pour gagner plus !



Le cumul sans limite d'une pension et d'une rémunération doit être votéà l'Assemblée avant vendredi.

Cette réforme, intégrée au budget de la Sécurité sociale, peut paraître décalée en période de chômage. En fait, c'est plus nuancé, car un salarié âgé et expérimenté ne prend pas forcément la place d'un jeune chômeur. Et c'est un moyen d'arrondir des retraites qui baissent.

Jusqu'à présent : pour retravailler chez votre ancien employeur, vous deviez attendre six mois après votre départ. Si vous repreniez une activité chez un autre employeur, aucun délai n'était exigé. La rémunération de votre nouveau job, ajoutée à vos pensions (de base et complémentaires) ne devait pas dépasser : 1) soit 160 % du Smic (1 280,07 € brut par mois). 2) Soit votre salaire de référence (la moyenne des trois derniers salaires soumis à CSG) d'avant votre retraite. 3) Soit encore le salaire moyen de vos dix dernières années.

En outre, vous deviez, avant toute chose, informer votre régime complémentaire Arrco et, si vous étiez cadre, l'Agirc.

Au 1er janvier 2009 : ces règles seront considérablement allégées. Voici ce que disait Xavier Bertrand, le ministre du Travail, mardi à l'Assemblée : « Si vous êtes âgé de plus de soixante ans et que vous avez droit à une pension complète (NDLR : au-delà de 65 ans pour les autres), vous pourrez cumuler, en toute liberté, emploi et retraite. Cela nous permettra de laisser derrière nous les chiffres de l'emploi des seniors : 38 % d'entre eux sont encore en activité dans notre pays, contre 70 % en Suède, la moyenne européenne étant de 50 %. Il s'agit d'un gâchis social, économique et humain. »

Exonérer le retraité-salarié ? « On peut aller plus loin, ajoute le ministre, en donnant une incitation supplémentaire : ce choix appartient aux partenaires sociaux. » Laquelle ? « Dès lors qu'il est possible d'avoir une retraite complète, passé soixante ans, pourquoi continuer à payer les cotisations chômage sachant que, si l'on est sans activité, on ne sera jamais au chômage, mais à nouveau à la retraite ? »

26.10.2008

Micro-État : Sercq, le dernier bastion féodal d'Europe

 

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"A storm in a teacup », une tempête dans une tasse de thé. Cette expression anglaise résume parfaitement ce qui se joue actuellement à Sercq. Coincée entre Jersey et Guernesey, cette île microscopique, 5 kilomètres carrés, vit comme oubliée par la modernité, le stress de la globalisation et les angoisses de la non-ratification du traité de Lisbonne. Sur ce rocher calme et tranquille, où les chemins de terre se terminent inévitablement sur le vide d’une falaise taillée au burin, le dernier recensement a dénombré 591 habitants, autant de moutons ou presque, une dizaine de pubs, six hôtels, trois loueurs de vélos et zéro voiture : elles sont indésirables. Tout comme l’impôt sur le revenu. Ou les chiennes non stérilisées.

La tempête en question, c’est la guerre juridique lancée depuis plusieurs mois par deux nouveaux arrivants : sir David et sir Frederick Barclay, jumeaux milliardaires de la City de Londres. Puisqu’ils refusent de répondre aux journalistes, c’est l’un de leurs avocats, Gordon Dawes, qui donne les raisons de leur lutte : « Sercq souffre de l’absence totale de démocratie, elle étouffe sous des lois archaïques, héritées d’une Constitution vieille de quatre siècles. »

L’île anglo-normande a en effet sa propre Constitution. Juridiquement, elle n’appartient ni au Royaume-Uni ni à l’Union européenne, c’est une dépendance de la Couronne d’Angleterre depuis 1565. à la tête de ce dernier « état féodal » d’Europe, un seigneur, un sénéchal (sorte de juge tout-puissant), un shérif et une assemblée composée aux trois quarts de grands propriétaires terriens non élus, les chefs « plaids ». « Vous rendez-vous compte, poursuit Gordon Dawes, avec leur règle de primogéniture, seuls les fils aînés peuvent hériter des biens de leurs parents. Les autres enfants n’ont droit à rien. » Assez peu équitable, certes, en termes de succession, mais enfin, pas de quoi saisir la haute cour de justice de Londres. Pour les Barclay, si. Ils ont même évoqué dans leur plainte le non-respect de la Convention européenne des droits de l’homme, rien de moins. Que le seigneur propose d’assouplir cette règle de primogéniture n’a rien changé, les frères Barclay ont maintenu leur plainte. Et ils ont gagné. La reine élisabeth II a entériné, le 9 avril dernier, une réforme de la Constitution de Sercq, donnant le jour à un nouveau type d’assemblée de vingt-huit « conseillers », en français dans le texte, qui seront élus en décembre prochain.

Il est vrai qu’elle sentait un peu la poussière et le vieux cuir, cette Constitution : à Sercq, le divorce n’existe pas, la Sécurité sociale non plus. « Nous avions prévu de nous atteler à des réformes », se défend le sénéchal Reginald Guille. Cet ancien militaire de carrière ne semble pas ébranlé par les coups de boutoir des frères Barclay. Au contraire du seigneur de l’île, Michel Beaumont. âgé de 81 ans, l’homme qui nous reçoit dans sa demeure de la seigneurie est las. Sa défense n’a pas la vigueur de celle d’un Gordon Dawes : « Il y avait autrefois trois réunions des chefs plaids par an, nous sommes passés à cinq, et elles durent parfois deux jours. La Convention des droits de l’homme ? Nous l’avons signée il y a plus de quarante ans. » Mais jamais elle n’a été transcrite dans le droit local.

Le pouvoir politique n’est pas exempt de critiques, bien au contraire. On est pourtant loin d’une monarchie liberticide : les voitures étant interdites, tout le monde a son tracteur ; seuls les aînés peuvent hériter, mais les parents vendent leurs propriétés pour quelques livres symboliques aux cadets. Le régime n’a de féodal que le nom. Et la prison ferme rarement à clé. Définitivement, il fait bon vivre sur l’île. Un vieux Sercquiais s’amuse : « Sir David et sir Frederick disent vouloir abattre le féodalisme, regardez le château qu’ils se sont fait construire sur l’îlot de Brecqhou, dont ils sont propriétaires depuis 1993 ! » La visite des lieux nous étant refusée, nous embarquons alors sur un bateau. Cinq criques après la sortie du port apparaît le château en question. Le choc. La bâtisse néogothique est grandiose, haute de trois étages, avec force murs aux créneaux occupés par une douzaine de canons. Il y a même un chemin de ronde qui court tout autour de l’îlot. Dans le tableau, ce jour-là, ne manque que le bateau des néo-seigneurs : le Brecqhou Warrior.

Un statut offshore qui pourrait intéresser les milliardaires

Les velléités des Barclay semblent ne pas s’arrêter là. Ils se sont portés acquéreurs d’un cinquième des terres de Sercq, en quelques mois à peine, de quatre hôtels sur les six de l’île, et de quelques boutiques de souvenirs. Dans quel dessein ? « Demandez-le-leur, suggère Kevin Delaney, un homme de main des jumeaux. L’amour de l’île, la philanthropie, relancer le tourisme, donner du travail aux habitants désœuvrés sitôt la saison terminée… » Aucune statistique ne peut pourtant confirmer ces dernières assertions. Serait-ce alors le statut off-shore dont jouit Sercq que veulent préserver les Barclay ? « Je ne suis pas au courant de ces choses-là », sourit aimablement Kevin Delaney.

La dernière décision de justice, rendue le 18 juin par la haute cour de justice de Guernesey ne semble pas les raisonner. Sitôt que leur demande de réforme du statut du seigneur et du sénéchal leur a été refusée, leur avocat a clamé qu’ils iraient devant la Cour européenne des droits de l’homme s’il le fallait. L’épilogue de cette histoire pourrait revenir à la reine. Lassée de la guéguerre menée par les Barclay, elle pourrait décider de siffler la fin de la récréation. Et ramener dans le giron de la Couronne l’île de Sercq, lui faisant perdre du coup son statut. En attendant, les touristes continuent à visiter l’île, sans se soucier de cette tempête dans une tasse de thé.


Vincent Gaullier

Source: http://www.vsd.fr/contenu-editorial/photo-story/l-oeil-de...

24.10.2008

Halloween, Samhain

 

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Bonne Année !

Halloween, 31 octobre, veille de Samhain. Samhain (1er novembre) est la grande fête des Celtes. Elle symbolise la notion de passage entre le monde des humains et le monde des Dieux.

Avant minuit, on dira adieu à l'année qui s'achève, on se souviendra de ceux qui sont disparus au cours des années précédentes. Allumez seulement une bougie. Lorsque minuit sonne, allumez alors une multitude de bougies. C'est l'occasion de brûler les petits bouts de papier sur lesquels vous avez noté les mauvaises habitudes dont vous voulez vous débarrasser. Ensuite faites place aux réjouissances... Accueillez la nouvelle année avec des chansons, des rires... Du coucher du soleil au 12 coups de minuit, sortez vos pendules, tarots... le moment est à la divination.

23.10.2008

Les confessions de Kersauson, l'enfant des océans

 

Véziane de Vezins
22/10/2008 |
 
«Regarder la mer, c'est se balader dans le temps, elle n'est jamais monotone. Quand je monte sur le pont, j'ai la sensation d'être un berger qui va surveiller son troupeau de vagues» , écrit Olivier de Kersauson.
«Regarder la mer, c'est se balader dans le temps, elle n'est jamais monotone. Quand je monte sur le pont, j'ai la sensation d'être un berger qui va surveiller son troupeau de vagues» , écrit Olivier de Kersauson. Crédits photo : AFP

Ce solitaire, qui se croyait de nulle part, livre sa géographie intime entre Bretagne et Pacifique dans Ocean's Songs (Le Cherche Midi), qui sort aujourd'hui en librairie. Récit au long cours où l'on côtoie les mers, Tabarly et ses compagnons de vie de Polynésie, exil terrestre préféré de cet homme libre.

«Naviguer, c'est servir la beauté du monde.» Une chose est sûre, Olivier de Kersauson a toujours eu de la suite dans les idées. Toujours tiède du voyage précédent, il ne refroidit jamais. Quarante ans qu'il se collette avec tous les océans de la création, car «puisqu'on est dans le monde, il faut le courir». Quarante ans qu'il s'est échappé «en balbutiant» de sa prison d'enfance et d'adolescence, des angoisses de guerre, de ses silences scolaires qui l'ont mené du lycée agricole à la fac de droit. Quarante ans qu'il a «débloqué le monde» connu, grâce au seul accessoire qui, dès ses vingt ans promis à la paix, lui paraissait indispensable : un bateau. Pour le débloquer, il l'a débloqué.

Aujourd'hui, le navigateur qui se croyait «de nulle part» bascule entre ses étés bretons - il n'est pas rare de le voir passer en tracteur sur ses terres de Trebabu, près du Conquet, où il entretient le manoir familial - et ses neuf mois polynésiens - il s'est fixé, depuis deux ans, à Moorea. La grande gueule des «Grosses têtes» de RTL en a rabattu et, comme si le temps pressait, toute armure décadenassée, va droit à l'essentiel. Voilà sans doute pourquoi son dernier ouvrage, Ocean's Songs, nous livre le primordial : sa géographie. Un chant d'amour à ses mers.

Même à l'océan Indien, «ce cochon», «cette auberge à punaises» qui «ressemble à une bête de foire et peut avoir la résignation du bétail.» Il n'empêche : Kersauson l'a toujours franchi «animé d'un grand sentiment silencieux, empreint d'une animosité physique», comme s'il y avait «chez lui une sorte d'esprit de châtiment idéologique» envers le navigateur.

Voilà le Pacifique, un gourmand, un faux ami qui peut très bien vous servir sur un plateau «deux anticyclones et cinq dépressions sur une traversée.» Jusqu'à l'écœurement de ce festin météo. Huit tours du monde, huit fois le cap Horn, et Kersauson éprouve toujours «cette innocence archaïque au frisson vertigineux : être libre et en même temps prisonnier du monstre».

Et puis voici l'Atlantique avec son bicorne d'écume d'académicien, «un guide complet de la création romanesque pour écrivains de mer».

Gagner le tour du monde en solo en 1988 par les trois caps, le record de vitesse en 24 heures en 1997, la Transpacifique en 2007 dans les deux sens, San Francisco-Yokohama et le tour d'Australie, sans compter les deux trophées Jules-Verne dans les années 1990 et les records du monde qui pleuvent en 2003-2006. Et puis célébrer l'Iroise, «jardin d'épines sur une mer médiévale» dont les récifs jouent à l'accordéon.

L'homme a imperceptiblement changé. Depuis que sa femme a quitté ce monde : un tremblement de terre pour lui et son fils Arthur. C'est alors qu'Olivier éprouve le besoin de poser à Tahiti son trimaran Geronimo et l'autre, à moteur, l'Ocean's Alchimist. Galoper sur les océans a gardé sa saveur, mais l'acuité s'est arrondie. On se raconte plus. On démasque ce que l'on gardait jalousement, on livre ce que l'on a trop longtemps déguisé en farce. On parle des êtres chers.

Au premier rang desquels Éric Tabarly, le maître avec lequel il a battu tous les records. «Pendant quatre ans, on a tout gagné, se souvient Olivier. Puis on a eu trois ans d'emm… Et Éric était le même, dans la victoire comme dans la défaite. Ce mec était complètement étanche.» Parmi ses legs : l'indifférence. Et d'ajouter entre ses dents : «Me demande s'il n'y a pas plus de gloire à perdre avec Tabarly qu'à gagner avec les autres…» Le disciple a appris de lui «le refus des solutions pas claires, le respect de la souveraineté en mer, l'équilibre du sage et le respect des distances à terre». Tout cela dans le plus pur silence.

Ses personnages, il nous les peint dans une galerie de portraits. Ce vieux Polynésien sur une île au sud de Tuamotu, assis sur une chaise pliante et qui explique gentiment en roulant les «r» : «Comme tous les dimanches, je m'installe sur la tombe de ma femme et, tous les deux, on écoute la radio.» Olivier décrypte sur le visage de cet homme «tout le mystère de l'amour». Une femme qui vient de perdre son dernier fils, né en France, et qui lui remet un papier à jeter au large, un peu comme on confie une intention de prière à un prêtre. Le navigateur s'enquiert : «Où ?». La réponse est : «Votre choix sera le mien.»

Ce fils de l'Océan, connu de chacun là-bas, doit avoir la haute main sur les abîmes secrets qui communiquent avec les morts. Ses «pères» et ses pairs, les «vieux cons du Pacifique», comme aimait à se désigner ce clan composé principalement d'«un unijambiste antillais beau comme un dieu, un Corso vietnamien et un ancien béret vert qui avait rejoint le Général à Londres». Des types taiseux et élégants, marqués au fer rouge par la guerre, qui furent les universités du jeune baroudeur. Des gens doués d'une clairvoyance sans illusion sur le monde. Bref, «le plus beau comité d'accueil dont on puisse rêver quand la mer vous a rompu pendant deux mois».

Un homme, c'est aussi ses indignations. Celles de l'Amiral sont drues. Il en est de petites. Par exemple, cette manie des grandes claques sur le dos qui tiennent lieu de complicité virile. De plus tenaces contre cette engeance de tour-opérateurs qui vous livrent le voyage clé en main, avec l'obligation chronométrique de «faire» les îles en quatre jours, petit-déjeuner compris.

Son hermétisme au prétendu progrès qui permet de rallier un point à un autre en un minimum de temps. Mépris pour l'affaissement moral, la mollesse, les raseurs - mention spéciale à cet ancien professeur d'économie qui le fixait «de ses yeux de hibou», ses quatre-vingts kilos bien campés sur des semelles de crêpe. D'où la détestation pour tout quidam posé sur des semelles de crêpe. Certaines agaceries ont des arcanes insondables. Hérissement contre la globalisation qui arase les rues, les costumes, les coutumes. Et puis Kersauson dépose les armes. Sa sacro-sainte solitude lui permet de jolies empoignades avec sa conscience. Et l'homme aux yeux très bleus finit par lâcher le mot qui permet tout sans abdiquer : miséricorde.

22.10.2008

Enfin un capitaine à la barre de l’Europe !

 


La présidence française de l’Union européenne ne ressemble à rien de connu : anticonformiste et prenant tous les risques. Et, au passage, elle a donné naissance à une vraie politique étrangère européenne.
Un homme doté d’une prodigieuse énergie comme Nicolas Sarkozy ne pouvait se contenter d’une seule présidence. L’hyperactif chef de l’Etat français s’est vigoureusement emparé de la barre de l’Union européenne, qui revenait à la France pour six mois, et il a fixé lui-même le cap. Qu’il barre ou non dans la bonne direction est une autre question. Mais il est indéniable qu’il a donné une réelle signification à la notion de présidence européenne – souvent considérée comme guère plus, pour le pays qui l’exerce, qu’un semestre passé à accueillir expositions et autres mondanités. Qu’elle le veuille collectivement ou non, l’Europe a joué un rôle inhabituellement dynamique dans les affaires mondiales depuis que Sarkozy en a pris la présidence, en juillet.
Sarkozy est un anticonformiste, naturellement enclin à prendre des risques. Et les risques qu’il a pris ont jusqu’ici payé – plus ou moins. Au plus fort du conflit russo-géorgien, il s’est rendu à Moscou sans être assuré d’obtenir un cessez-le-feu. Mais il a réussi à mettre fin aux combats et il a fait de l’UE le principal intermédiaire dans la région.
On a beaucoup reproché à Sarkozy d’avoir négocié une vague trêve qui a permis à Moscou d’en exploiter les énormes lacunes. Il n’empêche, le fait est que le cessez-le-feu a donné un coup d’arrêt à l’avancée des troupes russes en direction de Tbilissi, le temps que les Géorgiens reprennent leur souffle.
Depuis, les Russes ont reconnu que c’est l’intervention du président de la France qui a stoppé leur progression vers la capitale géorgienne. En faisant en sorte que la voie diplomatique reste ouverte, Sarkozy a également mis un terme à la chaîne des événements créés par de vieux réflexes hérités de la guerre froide à Moscou, à Washington et à Londres.
Mais l’intervention dans la crise géorgienne a été le fait d’un seul homme. Par son action personnelle, le président français a donné naissance à une politique européenne. Maintenant, il lui reste à faire monter à bord [de son hors-bord] ses homologues de l’UE. Ce sera plus difficile et bien plus risqué.
Julian Borger
The Guardian
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20.10.2008

Sœur Emmanuelle est morte

ina.fr
© Ina, en partenariat avec Le figaro.fr

Soeur Emmanuelle

Émission JA2 20H

Année 17/04/1978

18.10.2008

La voiture à air comprimé, ça marche !

 


La voiture à air comprimé, nous dit-on, ça marche ! Et ce succès est dû à un ingénieur français du nom de Guy Nègre.
Mais c’est le groupe indien Tata qui sera le  premier à commercialiser un tel véhicule…

Peux-t-on faire la liste des inventions françaises qui ont profité et profitent à des groupes étrangers ?

Léon Areva, le 17 octobre 2008

Ancien ingénieur de Formule 1, Guy Nègre, l'inventeur de la voiture à air comprimé, a déposé le brevet il y a plusieurs années. Mais aucun constructeur français n'y a prêté attention. Résultat : c'est le constructeur indien Tata Motors qui sera le premier à commercialiser ce véhicule écologique d'invention française. Selon Guy Nègre, la voiture à air comprimé est capable de rouler à 50 km/h dans un modèle de ville et à 110 km/h dans un modèle plus élaboré. Elle sera vendue 3.500 euros aux Indiens. Le réservoir se recharge sur une simple prise électrique en 4 heures pour un coût de 1,50 euro et offre une autonomie de 150 kilomètres. Tata Motors ne possède la licence que sur le marché indien.

Au lieu du carburant pétrolier, le moteur de la future "Tatamobile" n'utilise que de l'air comprimé et recycle de l'air ambiant. Il s'agit d'un moteur à 5 temps et à 3 chambres séparées. On a donc les différentes étapes : aspiration de l'air, compression, injection d'air comprimé additionnel, expansion, détente, échappement. Voilà comment les pistons sont actionnés et actionnent eux-mêmes les roues du véhicule.

Écologique, la voiture à air comprimé est aussi un véhicule simple d'entretien, grâce notamment à la température modérée de fonctionnement du moteur : une vidange tous les 50.000 km avec de l'huile alimentaire (ce qui évite de recycler les huiles). Mieux encore, le moteur absorbe de l'air ambiant qu'il "filtre" et rejette plus propre qu'il n'est entré. Non seulement le véhicule ne pollue pas, mais il dépollue !

17.10.2008

Pourquoi Nicolas Sarkozy en veut tant à l'ancien patron des RG


Yves Bertrand, directeur des Renseignements Généraux, assiste, le 5 juillet 2003 place Beauvau à Paris

Jean-Pierre Muller AFP/Archives ¦ Yves Bertrand, directeur des Renseignements Généraux, assiste, le 5 juillet 2003 place Beauvau à Paris

25 octobre 2002, page délicatement noircie. «Sarkozy fait construire une villa à côté de Sartrouville, fait venir des entreprises de Neuilly. Tout au black.» Une accusation fallacieuse, gratuite, mais précieuse pour Yves Bertrand. Pour discréditer, une belle rumeur vaut bien une petite vérité.

Le match Sarkozy-Bertrand a commencé il y a bien longtemps. Sarkozy a toujours considéré le patron des RG comme un affidé de Jacques Chirac et de l’Elysée. Une vraie menace, distillant vraies ou fausses informations pour lui nuire. Il a réclamé plusieurs fois sa tête, l’obtenant finalement en janvier 2004. Atteint par la limite d’âge, Bertrand, qui avait résisté à huit ministres de l’Intérieur et deux cohabitations, est alors placardisé à l’Inspection générale de l’administration.

Grâce aux révélations du «Point» du 9 octobre, voici le résumé de l’affrontement en six chapitres:

1995, quand Bertrand traque le balladurien
La guéguerre Chirac-Balladur fait rage, les clans s’affrontent. Sarkozy, alors ministre du Budget, fait l'objet d'une enquête sur son patrimoine par la section financière des RG.

2002, l’arrivée à Beauvau
En mai, Sarkozy souhaite le départ immédiat de Bertrand, Jacques Chirac refuse catégoriquement. En octobre, il s’en prend aux «notes blanches» des RG, en signant un décret supprimant ces papiers sans en-tête ni signature, sur lesquels les agents du renseignement livrent une multitude informations sensibles, loin d'être toutes vérifiées. La lecture d'un «blanc» particulièrement honteux sur un candidat présenté par le ministre des Sports pour prendre la tête de la Mission interministérielle de lutte contre la drogue et la toxicomanie a provoqué la colère de Sarkozy.

Sarkozy, star des carnets de Bertrand
Dans les 23 carnets saisis par la justice, Yves Bertrand, de son écriture ronde, fait la part belle à celui désigné par «Sarko» ou par l'abréviation «N.S». Par exemple, fin mai 2002, le ministre de l’Intérieur est, selon lui, impliqué dans… l’Angolagate. «Sarko: un mec le tient. Tassez.» Jean-Noël Tassez est l'un des prévenus du trafic d’armes. Le nom de l’ancien directeur de Radio Monte-Carlo va revenir plusieurs fois. Juin 2002 : «Tassez a reçu du fric de Falcone pour Sarko, de Jean-Christophe (Mitterrand, ndlr) et de chefs d'Etat africains.» Le 2 juillet 2003, il est encore question de gros sous. Le patron des RG: «Sarko 150.000 francs en liquide dans son cabinet.»

Nicolas Sarkozy ne sera jamais impliqué dans l’Angolagate, ni dans le dossier d’instruction de 170 tomes, ni dans les travaux d’investigation journalistique les plus fouillés.

Notre belle famille Sarkozy
Yves Bertrand a toujours eu un penchant d’espion quand il s'agit de la famille Sarkozy. Et d’abord pour le frère aîné du ministre, Guillaume, vice-président du Medef en 2002, qui ferait l'objet d'un «chantage». Le directeur des RG va même jusqu’à rédiger que Nicolas Sarkozy «couche» avec la femme d'un député, lequel est aujourd'hui ministre... Lundi 27 janvier 2003, Bertrand, inspiré, débriefe sur près de deux pages de carnet le mariage de Nicolas Sarkozy avec sa première femme, ainsi que leur séparation. On apprend notamment que «N.S.» a acheté pour sa première femme un appartement au château de Madrid à Neuilly. Surtout, un carnet dévoile le récit d'une conversation téléphonique entre l'épouse et la meilleure amie de celle-ci, où il est question d'adultère. Les deux amies parlent entre autres de… Cécilia.

Cécila, la «fêtarde»
La seconde épouse de Nicolas Sarkozy est aussi une habituée des carnets. Bertrand s’étend sur l’époque où elle n’est pas encore mariée avec Nicolas Sarkozy. Elle est décrite comme «une fêtarde», ses parents ont «un immeuble rue Marbeuf à Paris face au restaurant Chez Edgar», et il expose par le menu les conditions de sa séparation avec Jacques Martin.

En première ligne dans Clearstream
Last but not least, Sarkozy voit en Bertrand un des piliers de l’affaire Clearstream, le soupçonnant de travailler dans un cabinet noir sous les ordres de Dominique de Villepin (que Bertrand rencontre régulièrement). Les proches de Sarkozy pensent que Bertrand trempe dans la falsification des listings. C'est d’ailleurs dans le cadre de cette affaire que les vingt-trois carnets d'Yves Bertrand ont été saisis au domicile de l'ancien directeur des RG en janvier dernier, par les juges Jean-Marie d'Huy et Henri Pons, chargés de l'instruction.

Et ils ont découvert une jolie annotation, en date du 8 mai 2001: «Un Libanais riche, 90, avenue Niel, Imad Lahoud né le 7 août 1967 à Beyrouth, gendre fr Heilbronner, s'est converti au Judaïsme pour épouser la fille d'Heilbronner.» Yves Bertrand connaissait donc Lahoud, le truqueur présumé des fameux listings, trois ans avant que n'éclate l'affaire Clearstream. L'ex-patron des RG a pourtant toujours confié avoir découvert le nom de Lahoud dans la presse..


20minutes.fr

15.10.2008

En mémoire de Raymond Macherot

20060613203728_t1.jpgOn annonce le décès, à 84 ans, dans la maison de retraite de Verviers, en Belgique, où il s’était retiré, de Raymond Macherot, l'inoubliable créateur des personnages de Chlorophylle le lérot, de Minimum la souris, et tant d'autres personnages animaliers tous bourrés de caractère (souvent mauvais, le caractère !) et, surtout, de l'incomparable Méchant d'entre les Atroces, j'ai nommé Anthracite le Rat Noir.

Ceux qui ne supporteraient pas de lire des BD avec des animaux traîtres, vaniteux, corrompus et carnivores agissant comme bon leur semble dans une société animale idyllique où tout le monde il est granivore, beau, gentil, honnête (du moins à première lecture) , n'ont qu'à passer leur chemin (je me réfère par exemple aux "Croquillards", parus en 1957 dans le journal Tintin : un monument de "perfidie pastel" ; je m'en souviens comme si je l'avais lu hier !).

C'était un véritable tour de force que d'avoir fait d'Anthracite un véritable héros (anti-héros?), à une époque où la bien-pensance envahissait toute la presse destinée à "La Jeunesse".

Personne alors ne pouvait imaginer ce que pouvait bien être le "politiquement correct" pour tous, puisque seuls ceux qui ne pensaient pas comme "le" quotidien de référence étaient axiomatiquement des incorrects, des "salauds" ou des quarterons de renégats.

Le secret de la popularité de l'immonde Rat Noir ? Eh bien, tout simplement, il était intelligent, raffiné et impitoyable, ne ratant que rarement sa cible, alors que, selon la norme dans les "petits Mickeys" d'alors, un méchant ça doit être toujours brutal, maladroit et bête (norme qu'on s'expliquait fort bien pour les magazines destinés aux fillettes, toujours si gentilles et douces par définition comme chacun sait, mais qui - jusqu'à Macherot - laissait un peu les "illustrés" des garçons dans un univers artificieux où nulle cruauté ou ignominie n'était envisageable, même dans les histoires les plus "zengagées").

Que les âmes pures se rassurent : Anthracite est toujours perdant, mais bien vivant à la fin de chaque épisode (ouf, l'immoralité est sauve !)
Chapeau Macherot !

PS: il parait que notre prochain ministre de l'économie et des finances sera Sa Grâce le duc Bihoreau de Bellerente !

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