07.02.2009

Gazette 58. Antisémitisme : Pierre Péan quitte notre plateau

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La gazette d'@rrêt sur images, n° 58

Pierre Péan sort de nos bureaux.. Et je viens de raccompagner à la porte un homme blessé, blessé par mes questions, et qui a brusquement quitté le plateau avant la fin de l'interview. C'est la première fois que cela nous arrive, dans la courte histoire du site. Suis-je sorti de mon rôle en interrogeant mon confrère sur les accusations d'antisémitisme qui lui sont adressées par Kouchner et ses défenseurs, après la publication de son livre-choc « Le monde selon K. » ?
Vous jugerez.
En arrivant, il m'avait dit ressentir douloureusement ces accusations d'antisémitisme. Je l'avais prévenu que je l'interrogerais notamment sur ce sujet. Je savais donc marcher sur des œufs. Mais ce n'est pas une raison pour ne pas poser les questions.
De grâce, ne vous contentez pas de la fin de l'émission ! Toute la première partie s'est parfaitement déroulée, Péan nous racontant avec une certaine allégresse le lancement du livre. Nous avons un échange intéressant sur le patriotisme et la recherche de la vérité. Il évoque sans réticence sa principale motivation anti-Kouchner : la position du ministre sur le Rwanda. On plonge dans la mécanique intérieure d'un enquêteur de haute volée. C'est en regardant l'image de l'intervention de Kouchner à l'Assemblée que je l'ai vu se rembrunir, exactement à l'instant où le ministre lance que Péan lui reproche d'être "un mauvais Français, aux origines douteuses". Le reste, à vous de le regarder. L'émission est ici (1). Ses meilleurs moments sont là (2). Le résumé du livre est ici (3).
Et pour vous abonner, c'est là (4).

Daniel Schneidermann

Source : http://www.arretsurimages.net/contenu.php?id=1639

Commentaires

Péan se laisse rosser, tant que Schneidermann se contente de le manœuvrer entre les garde-fou de la correction politique pour le pousser à l’auto-flagellation... Mais Schneidermann va trop loin. C’est qu’elle ne s’arrête jamais en chemin, la "bien-pensance" cosmopolite. Elle ne contente pas d’une reddition sans condition; elle exige du "prévenu médiatique" qu’il rampe, qu’il mendie le châtiment, la solution finale... Alors Péan se rebiffe; c’en est trop. C’est physique; c’est presque palpable pour le téléspectateur, tellement Péan étouffe tout à coup. Péan se révolte corps et âme devant le Système. On a émasculé le Français; on n’a pas tué le Gaulois…

Cet incident me donne de l’espoir car il montre du doigt le germe d’autodestruction du Système, ce jusqu’au-boutisme outrancier qui va de pair avec l’arrogance dominatrice que dénonçait de Gaulle. C’est que Gaza n’est pas loin, et Schneidermann n’y a pas fait d’Arrêt-sur-Images. Allez plus loin, Péan – le dégoût est le premier pas de la révolte!

Denis Jaisson
membre d'E&R
www.egaliteetreconciliation.fr

Ecrit par : Denis Jaisson | 08.02.2009

Précision concernant ce blog: nous ne sommes pas Gaulois. Nous sommes Bretons.

Ecrit par : Henri Baillavoine | 10.02.2009

Précision: les Bretons sont des Gaulois (l'inverse n'est pas toujours vrai)

Ecrit par : Denis Jaisson | 10.02.2009

Les Bretons sont des Gaulois Belges.

La Gaule belgique ou Gallia Belgica (en latin) était une province romaine correspondant aux territoires actuels du sud des Pays-Bas, de la Belgique, du Luxembourg, du nord-est de la France et de l'ouest de l'Allemagne. La population, habituellement appelée les Belges, était constituée d'un mélange de Celtes et de peuples germaniques.

Pendant la protohistoire celtique leur territoire correspond à l'actuelle Belgique et à la partie de la Gaule, située au nord de la Seine. Certains de ces peuples se sont installés dans l’île de Bretagne, ils sont notamment mentionnés dans les Commentaires sur la Guerre des Gaules de Jules César. Les cartes ultérieures montrent par exemple des Parisii dans l'actuel Yorkshire, des Belgi dans l'actuel Sussex. César, à propos des Suessions, précise que leur magistrat régnait sur un ensemble étendu des deux côtés de la Manche, Gaule Belgique d'une part et d'autre part vraisemblablement ce qu'il appelle ailleurs "les provinces maritimes" de la Bretagne.

Ecrit par : Henri Baillavoine | 11.02.2009

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