22.02.2009

La Guerre de la Vendée : quand Babeuf présente un génocide

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Trois ans avant le bicentenaire de la Révolution française, sortait aux éditions Perrin un ouvrage qui allait faire scandale dans le monde universitaire mais au-delà aussi dans le grand public. Ce livre intitulé « la Vendée Vengée » comparait la guerre de Vendée à un génocide, et la Première République française à un totalitarisme. Issu d’une thèse, l’œuvre avait été soutenue par un certain Pierre Chaunu.

Plus récemment, en 2008, la revue l’Histoire qui fêtait ces trente ans, reprenait dans son éphéméride le débat dans une notule : « La polémique a eu la vertu de fixer le bilan de cet épisode terrible. Et d’établir que le terme de génocide pour désigner cette guerre civile est historiquement injustifié ».

Nous souhaitons au cours de cette émission d’Un jour dans l’Histoire revenir sur cette polémique qui a une actualité littéraire. En effet, les éditions du Cerf viennent de publier ou plutôt de rééditer un texte du révolutionnaire Gracchus Babeuf sur la guerre de Vendée et "le système de dépopulation" selon sa propre expression. Un document inédit dans l’historiographie contemporaine. La Terreur en Vendée peut-elle être qualifié de génocide ou pas ? Comment d’ailleurs définir le génocide ? Peut-on parler du régime de Terreur comme un précurseur des totalitarismes ? C’est que nous vous proposons de voir avec Reynald Secher qui débute l’émission en rappelant la définition de ce concept théorisé par Rafaël Lemkin (1900-1959), juriste polonais d’origine juive, dans son livre "Axis Rule in Occupied Europe" publié en 1944.

L’auteur. Reynald Secher est docteur en Histoire. Lauréat de l’Académie française, il a publié plusieurs ouvrages sur l’histoire de la révolution française. Il est aussi l’auteur d’une œuvre historique dans le monde de la bande-dessinée qui rencontre un succès régulier depuis plusieurs années.

 

21.02.2009

Georges Frêche : «Je fais campagne auprès des cons et là je ramasse des voix en masse»

 

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On le savait grossier, mais là, Georges Frêche bat tous les records !

Les journalistes de Perpignan Tout va bien ont retranscrit sur leur site un cours qu'il a dispensé à ses élèves de la fac de Droit de Montpellier. Voici quelques morceaux choisis de celui qui dirige actuellement la région Languedoc-Roussillon, je crois qu'il n'y a rien à ajouter ...

Les Agriculteurs ? "On s'en fout !"

"On ruine les paysans africains en vendant nos produits subventionnés par l’Europe, mais c’est pas les agriculteurs qu’il faut subventionner, Blair a raison c’est les chercheurs. On s’en fout des agriculteurs, on s’en fout."

Les électeurs ? "Des cons !"

"Quand je fais une campagne, je ne la fais jamais pour les gens intelligents [...], je fais campagne auprès des cons et là je ramasse des voix en masse, dans deux ans pour être de nouveau élu, je ferai campagne sur des conneries populaires, pas sur des trucs intelligents que j’aurai fait.".

Les "vieux" ? "Ils marchent à la boite de chocolats !"


"Si je distribue des boites de chocolat à Noël à tous les petits vieux de Montpellier, je ramasse un gros paquet de voix".

Les lycéens et Proviseurs ? "Des connards qui ne disent pas merci !"


"Je donne des livres gratuits dans les lycées. Vous croyez que les connards me disent merci, ils disent non ils arrivent en retard, comme si c’était ma faute".

Le secret de son succès ? "Les histoires de cul !"


"Les cons sont majoritaires, et moi j’ai toujours été élu par une majorité de cons et ça continue parce que je sais comment les « engraner », « j’engrane » les cons avec ma bonne tête, je raconte des histoires de cul, etc… ça un succès de fou, ça a un succès fou [...] les cons sont cons et en plus ils sont bien dans leur connerie."

Les Catalans ?


"Là, les catalans me font chier, mais je leur tape dessus parce qu’ils m’emmerdent, mais dans deux ans, je vais me mettre à les aimer je vais y revenir je vais leur dire, mon Dieu, je me suis trompé, je vous demande pardon, ils diront : qu’il est intelligent, ils me pardonneront, ils en reprendront pour 6 ans."

Les instituts de promotion de la langue Catalane ? "Une merde pour 4 guguss !"

"Je leur fait un petit institut, une merde pour propager le catalan auprès de 4 guguss, tout le monde est content, tout le monde est content, évidemment ils parlent catalan comme ça personne les comprend à 3 km de chez eux."

Sa stratégie électorale

"Les 2 premières années vous devenez maximum impopulaire, vous leur tapez sur le claque bec, etc… ah salop le peuple aura t’a peau, on t’aura, moi je dis cause toujours, je vous emmerde. Ensuite 2 ans vous laissez reposer le flan, vous faites des trucs plus calmes. Et les deux dernières années, plus rien du tout, des fontaines, des fleurs, et des bonnes paroles, je vous aime"

Les profs d'anglais de Montpellier et de France ? "Parmi les plus mauvais du monde !"

"Apprenez l’anglais, mais surtout pas avec les profs d’anglais de Montpellier et de France, qui sont parmi les plus mauvais du monde. Les 4/5èmes des profs d’anglais parlent l’anglais comme une vache espagnole."

Les recommandations de Georges Frêche pour apprendre l'anglais :

"Non, vous apprenez l’anglais, si vous êtes une fille, vous baisez avec un mec, si vous êtes un garçon, vous baisez avec des anglaises, et là vous apprenez vite, rien de tel que la communication orale. Moi je suis allé en Angleterre, j’ai baisé une quarantaine d’anglaises et je commençais à apprendre, mais après on bouffait tellement mal que je n’y suis plus revenu."

Source : Mathieu SOLIVERES

Blog: http://www.mathieusoliveres.fr/

20.02.2009

Britons flee French island of Guadeloupe as rioters turn on white families

Britons are among thousands of tourists fleeing Guadeloupe after full scale urban warfare erupted on the French Caribbean island.

Trouble broke out on the island earlier last month after protesters began rioting over high prices and low wages.

But the situation escalated this week after protesters began turning on rich white families as they demanded an end to colonial control of the economy.

The troubles come at the height of the holiday season, with thousands of mainly British, French and American tourists on the paradise tropical island.

Guadeloupe

Guadeloupe descends into full-scale urban warfare after demonstrators riot over low wages and white control of the island's economy

 

Guadeloupe

Violence has escalated on the Caribbean island as protesters turn their attention to rich white families who they blame for their poor standard of living

Protesters were now targeting 'all white people', with the media in mainland France describing the situation as virtual civil war'.

Guadeloupe is a French overseas department ruled directly from Paris, and authorities in France have sent 300 extra riot police to the island in a bid to quell the violence.

Meanwhile, hundreds of protesters are roaming the streets of the capital Point-a-Pitre, looting shops and restaurants, burning cars and vandalising public buildings.

Holiday resorts along the coast have hired extra security to protect tourists, while the airport is jammed with visitors now trying to get out of the country.

Union leader Jacques Bino was the first man to die in the violence when he was caught in crossfire on Tuesday while driving a car near a roadblock manned by armed youths who had opened fire at police.

Six members of the security forces were injured during shoot-outs with the armed youths as they tried to help emergency teams who were trying to save Mr Bino's life.

Dozens more police and demonstrators have also been hurt in frequent clashes on the capital's streets - which one newspaper describing it as looking like a battlefield'.

Caribbean

Protesters ransacked shops and torched cars as the island descends into full-scale urban warfare

Most shops, banks, schools and government offices are now shut in Guadeloupe and the neighbouring French tourist island of Martinique - where protests are also mounting.

Guadeloupe's socialist opposition leader Malikh Boutih said: 'It is shocking to watch a police force which is almost 100 per cent white confront a population which is 100 per cent black.

'All the same elements of the riots on mainland France in 2005 are present here.

Caribbean

A man holds a photo to pay tribute to Jacques Bino

'We don't have the same concrete buildings, there are palm trees instead, but it's the same dead-end, the same "no future" for young people, with joblessness and a feeling of isolation.'

The first protests began a month ago when the left-wing union coalition, the Collective Against Exploitation, demanded a £180 a month pay increase for low-wage earners.

President Nicolas Sarkozy sent his minster for overseas departments to the island to meet with union leaders on response to the demands.

But the racial tensions which have been simmering for decades exploded into full-scale rioting, with colonial descendants who own 90 per cent of the wealth becoming the focus of the violence.

The unrest was further aggravated last week when wealthy white landowner Alain Huyghues-Despointes publicly criticised mixed-race marriages and said he preferred to 'preserve his race'.

In Paris, the violence has provoked divisions in Mr Sarkozy's cabinet with black minister Rachida Data acknowledging that Guadeloupe suffered from 'a problem with the distribution of wealth'.

Laetitia Delaprade, spokeswoman at Voyages Antillais, a Paris-based travel agency that specialises in French Caribbean, said: 'People are scared. No one wants to go there and those that are there want to get out.'

Tourism Authority chief Madeleine de Grandmaison said: 'Tourism is fragile. People are not only cancelling this week, but also for all the months of February, March and April.

'We have a huge deficit of tourists ahead of us. At least 10,000 tourists have cancelled vacations in Martinique and Guadeloupe.'

Caribbean

Authorities struggle to contain the anarchy which has swept across the island

Guadeloupe

A youth carries a machete as trouble flares on the island

The Paris-based Association of Tour Operators has now classified Guadeloupe as a 'red zone', meaning it is not endorsing it as a destination.

A spokesman said: 'Most holidaymakers to Guadeloupe are British, American and mainland French.

'None have been hurt yet but there is the threat of violence in the air and staying there no longer feels comfortable.'

Guadeloupe's Tourism Committee said that the main airport had also been temporarily closed yesterday because of a lack of worker, but had now reopened.

A spokesman added: 'It is very busy. Every flight leaving the island is is full.'

 

16.02.2009

Immatriculation - Les nouvelles plaques arrivent le 15 avril

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Les nouvelles plaques arrivent le 15 avril
Le numéro d'immatriculation sera composé d'une série de 7 caractères alphanumériques, d'un numéro de département et d'un logo régional.
Il ne s'agira pas forcément du département de la résidence, puisque "le choix de cet identifiant est libre", précise le ministère de l'Intérieur.

 

Quelle sera votre nouvelle plaque ?
 

On en parle depuis longtemps. Elles arrivent enfin. Les nouvelles plaques d'immatriculation entreront en vigueur à partir du 15 avril pour les véhicules neufs. Un décret et deux arrêtés, parus mercredi au Journal officiel, précisent les modalités techniques des nouvelles plaques. Elles seront également obligatoires pour les véhicules d'occasion en cas de changement de propriétaire ou d'adresse et ce, dès le 15 juin.

Le numéro d'immatriculation sera désormais composé d'une série de 7 caractères alphanumériques (2 lettres, 1 tiret, 3 chiffres, 1 tiret et 2 lettres), sur le modèle AA-123-AA. Celui-ci sera attribué chronologiquement et apparaîtra en caractères noirs sur fond blanc. Ce numéro d'immatriculation sera attribué à vie au véhicule, de sa première mise en circulation jusqu'à sa destruction, qu'il change de propriétaire ou non. Sur la partie droite de la plaque et sur un fond bleu, sera apposé un identifiant territorial comprenant le numéro du département. Il ne s'agira pas forcément du département de la résidence, puisque "le choix de cet identifiant est libre", mais celui "avec lequel l'automobiliste ressent les attaches les plus fortes", précise-t-on au ministère de l'Intérieur. Mais attention ! Ce choix est définitif. Toutefois, en cas de rachat d'un véhicule d'occasion, vous pourrez, selon votre souhait, conserver la référence locale apposée par l'ancien propriétaire ou en choisir une autre.

Drapeau breton

Ce numéro sera en outre surmonté du logo officiel de la région dans laquelle est situé le département. Il est donc strictement impossible de panacher un département avec une région à laquelle il n'appartient pas (par exemple, si vous aimez le Morbihan mais aussi la Réunion, vous ne pourrez pas faire figurer le 56 avec le logo de la région d'Outre-Mer). Logo officiel, dites-vous ? Oui, sauf en Bretagne. Les élus armoricains ont en effet obtenu le droit de faire figurer sur les plaques le gwen ha du (blanc et noir, en breton), drapeau chargé d'histoire créé en 1923 par un militant régionaliste, de préférence à l'hermine stylisée qui symbolise le conseil régional breton.

12.02.2009

Entropa

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La présidence tchèque de l'UE a décidé de laisser exposée à Bruxelles Entropa, la provocante installation de l'artiste David Cerny, au nom de la liberté d'expression. Cette sculpture géante composée de 27 modules, un pour chaque Etat de l'UE, joue sur les stéréotypes associés à chaque pays: La France est couverte d'une banderole "en grève", la Grande-Bretagne, réputée pour son euroscepticisme, carrément absente, la Suède est réduite à un emballage Ikéa...la Bulgarie a émis quant à elle une protestation officielle pour sa représentation par des toilettes à la turque. On ne sait pas combien l'état tchèque a payé l'artiste, mais ce dernier a promis de rembourser! (SIPA)

12 février 2009

08.02.2009

Club de Bretagne.«Amours, ruptures et trahisons» présenté par Hubert Coudurier

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Hubert Coudurier, directeur de l'information du Télégramme était la semaine dernière, l'invité du Club de Bretagne, au restaurant La Coupole, à Paris, pour parler de son livre «Amours, ruptures et trahisons» (Fayard), ainsi que du lancement de Télé Bretagne Ouest, par le groupe Télégramme, en octobre prochain. Ci-dessus entouré de membres du club: Bernard de La Boudonnaye, Jean Picollec, FrançoisScolan et Michel Germain, il était l'invité de la réunion mensuelle de ce cercle d'affaires et d'amitié créé en 1980 et qui réunit des patrons, cadres, professions libérales, journalistes ou tout simplement «accros» de la Bretagne. Ancré à Paris, le Club de Bretagne se situe au confluent de plusieurs pouvoirs: économique, financier, culturel, politique et médiatique. (Photo Christian Daumerie)

07.02.2009

Gazette 58. Antisémitisme : Pierre Péan quitte notre plateau

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La gazette d'@rrêt sur images, n° 58

Pierre Péan sort de nos bureaux.. Et je viens de raccompagner à la porte un homme blessé, blessé par mes questions, et qui a brusquement quitté le plateau avant la fin de l'interview. C'est la première fois que cela nous arrive, dans la courte histoire du site. Suis-je sorti de mon rôle en interrogeant mon confrère sur les accusations d'antisémitisme qui lui sont adressées par Kouchner et ses défenseurs, après la publication de son livre-choc « Le monde selon K. » ?
Vous jugerez.
En arrivant, il m'avait dit ressentir douloureusement ces accusations d'antisémitisme. Je l'avais prévenu que je l'interrogerais notamment sur ce sujet. Je savais donc marcher sur des œufs. Mais ce n'est pas une raison pour ne pas poser les questions.
De grâce, ne vous contentez pas de la fin de l'émission ! Toute la première partie s'est parfaitement déroulée, Péan nous racontant avec une certaine allégresse le lancement du livre. Nous avons un échange intéressant sur le patriotisme et la recherche de la vérité. Il évoque sans réticence sa principale motivation anti-Kouchner : la position du ministre sur le Rwanda. On plonge dans la mécanique intérieure d'un enquêteur de haute volée. C'est en regardant l'image de l'intervention de Kouchner à l'Assemblée que je l'ai vu se rembrunir, exactement à l'instant où le ministre lance que Péan lui reproche d'être "un mauvais Français, aux origines douteuses". Le reste, à vous de le regarder. L'émission est ici (1). Ses meilleurs moments sont là (2). Le résumé du livre est ici (3).
Et pour vous abonner, c'est là (4).

Daniel Schneidermann

Source : http://www.arretsurimages.net/contenu.php?id=1639

02.02.2009

Débat et duel sur le chiisme dans l'église catholique en 1987

Le 22 janvier 2009, le journal Le Monde annonçait que l'Eglise catholique va réintégrer les traditionnalistes, notamment, le successeur de Mgr Lefebvre, Mgr Bernard Fellay. Je vous propose de visionner ce débat entre l'abbé Laguerie (traditionnaliste de St-Nicolas de Chardonnet) et l'abbé de La Morandais que je trouve intéressant. Il se déroule sur la 5 de l'époque en 1987.

La publicité que les Américains ne verront pas lors du Super Bowl

Le brocoli, c’est bon pour votre vie au lit. C’est le message de la publicité de l’organisation de défense des animaux PETA. Fidèle à son credo «le sexe fait vendre» (l’organisme est célèbre pour ses campagnes «plutôt nue qu’en fourrure») PETA vante donc les bienfaits des légumes sur la libido (est-ce vrai demande Slate) en montrant de jolies demoiselles jouant avec des asperges et des citrouilles.



Le verdict de NBC est tombé: trop suggestif pour être diffusé dimanche lors du Super Bowl, la grande finale du football américain. PETA publie une liste des griefs de la chaîne, qui inclut notamment :

  • léchage de citrouille
  • sein touché en mangeant du brocoli
  • asperges prêtes à être insérées dans le vagin

Au final, PETA gagne sur tous les tableaux: la polémique a créé davantage de buzz qu’une diffusion ne l’aurait fait; Et, tomate cerise sur le gâteau, sans avoir eu à dépenser 3 millions de dollars.

01.02.2009

Plus de 16.000 oeuvres d'art manquent à l'appel dans les administrations

Une tapisserie signée Miro ou une horloge Boulle figurent parmi plus de 16.000 oeuvres d'art, tableaux, tapis ou chandeliers qui manquent à l'appel, après avoir été prêtées parfois depuis plus d'un siècle par les collections nationales aux administrations publiques françaises, selon le dernier bilan en date.

La ministre de la Culture Christine Albanel a présenté jeudi les conclusions d'un travail de dix ans, réalisée entre 1997 et 2007, par une commission de récolement (pointage d'un inventaire) présidée par le conseiller maître à la Cour des Comptes Jean-Pierre Bady.

Il manque donc une horloge Boulle déposée au château de Maisons-Lafitte, un dessin de Dufy qui devrait se trouver au musée Cantini de Marseille, une marine du XVIIe censée être au quai d'Orsay comme un Miro déposé à l'ambassade de France à Washington ou une huile de Zoran Music (XXe) à Bercy.

Au total, un millier de plaintes ont été déposées concernant les objets les plus précieux.

"Nous nous concentrons sur ce qu'il faut vraiment rechercher", dit M. Bady, qui se "réjouit" par ailleurs du fait que quelque 900 oeuvres aient été retrouvées pendant la décennie, au bout quelquefois de véritables enquêtes à rebondissements.

Ainsi, trois tapis de la Savonnerie déposés à la mission permanente des Nations unies à New York ont été retrouvés dans une galerie d'art parisienne, un vase japonais du XVIIIe à l'ambassade de France à Stockholm on ne sait toujours pas pourquoi et une sculpture romaine derrière une cloison de bois du CNDP (Centre national de documentation pédagogique) à Paris, grâce au souvenir d'un gardien en retraite.

Selon le rapport, sur un total de 184.000 dépôts, 133.000 ont fait l'objet d'un pointage précis. Les 25% d'objets restants devraient être étudiés d'ici deux ans par la mission qui se poursuit.

Sur ces 133.000 pièces, 20.000 ont été "non vues" : quelque 3.400 sont présumées détruites, principalement par les guerres, 150 avaient fait l'objet de plaintes pour vol. 16.500 oeuvres, pièces importantes mais souvent de moindre valeur (Marianne de plâtre, copies de tableaux réalisés à des centaines d'exemplaires, affiches, etc) sont "non localisées", a résumé M. Bady.

20% des dépôts de la manufacture de Sèvres et ses milliers de vases ou de services à thé, ont jusqu'à présent fait l'objet de la même enquête, commencée plus tard.

Les mauvais élèves sont les ministères de l'Education nationale (la moitié des pièces déposées sont "non vues"), celui de la Défense (39%) et de l'Economie (36,1%), le pourcentage total tournant autour des 25%.

La mission consistait à contrôler la présence effective des dépôts - une politique démarrée à la Révolution - des musées nationaux, Mobilier National, manufacture de Sèvres, Fonds National d'art contemporain pour meubler ou décorer les parties publiques des palais de la République, ministères, ambassades, préfectures, musées en région ou jardins publics.

Elle avait été créée après un rapport de la Cour des Comptes qui pointait les "graves insuffisances" dans les inventaires, la presse se faisant l'écho d'oeuvres retrouvées chez des particuliers ou des antiquaires, et de la mauvaise volonté des administrations d'ouvrir leurs bureaux. Depuis quelques années, des dispositions ont été prises pour resserrer les contrôles, étudier un marquage performant et sensibiliser les ministères. Mme Albanel envisage d'en faire une communication en Conseil des ministres.

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