31.08.2009

Parti breton et UDB. Pas d’alliance en perspective

Où l’on assiste, en direct, au refus cinglant de l’UDB de s’allier avec le Parti Breton…


L’UDB est plus un parti de gauche français qu’un parti breton fédéraliste ou autonomiste. Le masque est tombé.

De l’autre côté, le Parti Breton, dernier avatar d’un Emsav qui n’arrive pas à se renouveler et qui tente de faire croire au Père Noël.

Une seule ligne de conduite doit animer la majorité présidentielle: rassembler pour gagner les Régionales, pour une Bretagne forte, pour une Bretagne européenne.

Nous remercions tous ceux qui nous rejoint dans ce combat contre Le Drian et sa clique.

Pour BREIZH 2004
Le Président

Claude GUILLEMAIN

44, rue Léon Durocher

22730 TREGASTEL

breizh.2004@ gmail.com

http://www.breizh- 2004.org


Fondé en 2004, BREIZH 2004 a pour mission de soutenir et de diffuser des recherches et des textes d’opinion sur des sujets touchant le développement de la Bretagne en Europe. Lieu d’échanges, de concertation et de débats entre les groupes et les individus qui réfléchissent et agissent pour bâtir la Bretagne, BREIZH 2004 se situe au carrefour de l’observation et de l’action. Il a pour but de susciter la réflexion sur les enjeux d’actualité qui concernent la Bretagne et l’Europe. BREIZH 2004 défend le concept de fédéralisme intégral, de fédéralisme fiscal et de localisme dans le cadre des institutions et dans le cadre de la société.

30.08.2009

Les Kabyles du Pacifique

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Les Kabyles du Pacifique sont des Kabyles, hommes et de femmes, déportés au bagne de Nouvelle-Calédonie pour avoir participé aux insurrections de 1870-71 en Algérie.  Arrêtés en 1871, leur procès a lieu à Constantine en 1873 pour 212 accusés. Leur condamnation ne règle pas leur sort pour autant. La plupart sont envoyés dans les geôles de la métropole, d'abord à Château-d’Oléron ou à Saint-Martin-de-Ré, puis ces dépôts devant fermer, ils sont transférés au fort de Quélern (près de Brest). Dans le même temps certains d'entre eux ont été laissés à Oran, ce qui embarrasse le gouverneur de l'Algérie qui pense même à les envoyer aux îles Marquises. Ils sont finalement envoyés au fort de Quélern, via Marseille. Un autre groupe, encore, partage à Thouars la peine des communards.

En plus de la complexité des navettes interministérielles, la confusion vient du fait que, en principe, les transportés doivent rejoindre la Guyane française tandis que les déportés vont jusqu'en Nouvelle-Calédonie. Ils sont en fait tous envoyés en Nouvelle-Calédonie.

On a en fait peu de documents sur cette aventure, hormis les documents militaires et pénitenciers. Seuls les témoignages de leurs compagnons de mésaventure que furent les communards ont permis d'éviter l'oubli auquel ils étaient voués. Alors que les communards déportés ont pu bénéficier d'une amnistie en 1879, les Kabyles du Pacifique restent exilés à des milliers de kilomètres de leur terre malgré les campagnes de sensibilisation de l'opinion française auxquelles participent les communards de retour à Paris. Cette amnistie tant attendue n'intervient qu'en 1895 et ils ne sont autorisés à rentrer en Algérie qu'en 1904, soit 33 ans après leur condamnation.

Quelques descendants des déportés continuent à vivre en Nouvelle-Calédonie. Il existe à Nessadiou, au sud de Bourail, un lieu appelé usuellement « cimetière des Arabes », par confusion quant a l'origine des Kabyles du Pacifique.

25.08.2009

Normandie :30 entreprises menacent d'émigrer en Bretagne !




Ces entrepreneurs bas-normands de l'agroalimentaire menacent de délocaliser leur site de productionen Bretagne où le taux de la taxe transport sera réduit de 25 %.

C'est une conséquence directe du Grenelle de l'Environnement. Le 25 juillet, le Parlement a définitivement adopté une taxe poids lourd applicable en décembre 2011, sur le principe d'une tarification du transport routier de marchandises. Dans les débats parlementaires préalables à cette adoption, les entrepreneurs de l'agroalimentaire de Basse-Normandie ont noté la forte mobilisation des élus... Bretons. « Tant et si bien, note l'Association normande des entreprises alimentaires (Anea) que les Bretons bénéficieront d'un taux réduit de 25 % de la taxe alors que les entrepreneurs normands paieront plein pot ! » En Basse-Normandie, près de 31 millions de tonnes sont transportées annuellement dans un trafic purement intrarégional. Sur ces 31 millions de tonnes, 16 millions sont transportées par les entreprises de fabrication et non par des transporteurs. Le trafic interrégional avoisine 7 millions de tonnes, dont 2,5 millions de tonnes par des entreprises de fabrication.

240 000 m2 couverts !

Du coup, une trentaine d'industriels bas-normands de l'agroalimentaire ont exprimé le désir de « délocaliser » leurs sites de production en Bretagne « afin de ne pas perdre leur compétitivité ». Dans ce but, ils ont chargé, le président de l'Anea, Bertrand Declomesnil, de prendre contact avec les présidents des communautés de communes d'Antrain, Fougères et Rennes (Ille-et-Vilaine), pour la construction de 240 000 m2 de bâtiments couverts nécessaires à leur implantation dans une zone dédiée à l'agroalimentaire ; « Ce sera la plus grande zone européenne », espère-t-on du côté de l'Anea.

Ces entrepreneurs reprochent aux députés et sénateurs de la Manche « de ne pas avoir défendu l'éloignement de l'espace économique européen ». Ils concèdent une séance de rattrapage au sénateur, Jean-François Legrand et aux élus de la Manche : Dominique Bussereau, ministre des transports, sera en effet dans la Manche lundi et recevra une délégation de ces entrepreneurs. Mais ceux-ci préviennent : « Nous n'envisagerons pas de revenir en arrière si des assurances fortes et intangibles ne nous sont pas données ».