21.08.2009
Christiane Taubira rejoindra-t-elle les Verts aux Régionales?
POLITIQUE - La député PRG de Guyane était l'invitée des journées d'été des Verts, ce jeudi...
Quand Edwy Plenel, fondateur de Mediapart et animateur de la soirée du rassemblement des écologistes, ce jeudi soir, lors des journées d’été des Verts, interroge Christiane Taubira sur son éventuel ralliement à Europe Ecologie pour les élections européennes, la réponse n’est pas directe, tout est dans le sous-entendu...
Mais l’acolade avec José Bové laisse peu de doute. Pressentie en début de semaine pour rejoindre l’ancien président de la Confédération paysanne, Eva Joly et Daniel Cohn-Bendit, elle confirme donc à demi-mot cette information.
N'est ce pas cette femme qui s'est imaginée présidente en 2002 et a permis (avec ce crétin de JP Chevènement), en épongeant les voix de gauche au 1er tour, à JM le Pen d'être présent au second tour en éliminant Jospin ? Oui, c'est... bien elle. Bravo, on lui doit beaucoup ! Elle veut quoi cette fois ? Exister au détriment de qui ?
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15.08.2009
Noms de lieux. Le casse-tête breton
15 août 2009 - Le Télégramme
Nom d'une pipe! Comment bien prononcer Ploubezre ou Tourc'h? Les noms de communes bretonnes relèvent souvent du casse-tête.
Pourquoi Pont-Aven, Cité des peintres, rime-t-elle avec «vilaine»? A quelques kilomètres de là, Rosporden rime bien avec «Gauguin»! Pourquoi le «z» final de Douarnenez ne se prononce-t-il pas? Et pour quelle raison dit-on Brec'h, comme si le nom de cette commune se terminait par un «c»... La prononciation des noms de lieux bretons peut virer au casse-tête, voire au cauchemar, pour les touristes. Qu'ils se rassurent, les Bretons ne s'en sortent parfois pas mieux. Demandez à un Léonard comment se prononce «Merlevenez», et à un Bigouden, comment il faut dire «Ploubezre», et vous verrez le résultat(*) ! Passé un rayon de 50km autour de chez eux, bon nombre de Bretons sont aussi perdus.
Pas de règle !
Alors, quelle est la règle pour bien prononcer? Eh bien, il n'y en a pas. Et c'est bien là le problème. Il faut faire au cas par cas. Seule certitude, c'est l'arrivée de la langue française en Bretagne qui a compliqué les choses. Car elle a dû composer avec des noms de lieux majoritairement issus de la langue bretonne, sans le même accent tonique, sans la même logique, et parfois sans les mêmes sons.
La faute aux francophones
L'exemple le plus criant est celui du «c'h», un son guttural, proche de la jota espagnole ou du ch allemand. Totalement inconnu en français. Donc les francophones n'ont pas su le prononcer. Et le long de la rivière d'Auray, par exemple, ils ont donc commencé à dire Krak plutôt que Crac'h (56). Ou bien, à prononcer «créache», le lieu-dit «Creac'h gwenn» à Quimper. Mais dans ce cas, pourquoi Tourc'h (29) ou Penmarc'h (29) ont-elles gardé leur prononciation originelle? Difficile de le savoir avec précision. Peut-être parce que le français y a fait une apparition plus tardive. Et que les clercs, curés et autres lettrés francophones n'ont pas réussi à imposer à la population locale une prononciation «à la française». L'explication pourrait être aussi valable pour la prononciation des noms se terminant par «en». «Les noms de lieux sont vivants», rappelle Fulup Jakez, de l'Office de la langue bretonne. «Ils sont liés à l'histoire de Bretagne, et il est normal qu'ils évoluent avec le temps. Qui dit que leur prononciation ne changera pas à l'avenir, si la langue bretonne regagne du terrain!».
Que faire?
Alors que faire? Première solution, mais pas forcément la plus simple: apprendre le breton. Après tout, cela permet de revenir au nom et à la phonétique d'origine (ou presque!). Les règles de prononciation sont simples et logiques. Pas de mauvaise surprise à l'arrivée. Et non content de bien prononcer les noms de communes, vous maîtriserez aussi les lieux-dits. Autre solution: prendre votre bâton et votre sac à dos, et entamer un «tro Breizh» (prononcez «ei» comme dans «oseille», merci!), un carnet à la main pour noter toutes les prononciations. Vive le tourisme culturel!
(*) Ces noms se prononcent «Merleuveuné» et «Ploubère».
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12.08.2009
Au Soudan, les femmes qui portent des pantalons doivent être fouettées !
Favilla
Source: http://www.lesechos.fr/info/france/02096770427-pantalonna...
On sait maintenant comment la jeune Soudanaise Lubna Hussein a réussi à faire remonter son pantalon jusqu'à l'actualité internationale. C'est en exploitant l'accumulation de situations surréalistes. Bref rappel des faits : cette jeune employée de l'ONU a été arrêtée et promise à 40 coups de fouet pour avoir porté un pantalon (long) dans un café de Khartoum, et ainsi contrevenu à l'article 152 du Code pénal réprimant « le port d'un vêtement indécent ». Son emploi international pouvait lui valoir immunité, mais elle en a démissionné pour acculer le pouvoir soudanais à épuiser sa logique. Cette affaire a pris une telle ampleur, et à ce point servi, si l'on peut dire, d'étendard aux revendications de liberté des femmes soudanaises, que le tribunal de Khartoum a provisoirement remis dans sa poche la date de la sentence en la repoussant à septembre.
Sur le fond - manière de dire - le dossier ne tient pas juridiquement car cet article répressif se réclame de la charia sans être attesté par les textes sacrés. En outre, et selon les lois en vigueur, ces dispositions sont censées ne pas s'appliquer dans les territoires du Sud, dont l'accusée semble relever. Il est difficile enfin de soutenir qu'une femme en pantalon serait plus impudique qu'une drôlesse qui laisserait entendre qu'elle est nue sous sa burqa ! Foin d'exégèse. Les censeurs ne lui reconnaissent même pas la circonstance atténuante de continuer à porter, en haut, le voile islamique, signe ostensible de servitude. En quoi, dans ces affaires de chiffons, Lubna elle-même ne paraît pas complètement épargnée par le vent d'incohérence qui semble souffler sur ce pays.
Plus au fond encore, on est frappé du rôle que les femmes commencent à jouer dans les pays islamiques pour fissurer progressivement leurs régimes. Les porteurs « légitimes » de pantalon n'y font pas preuve de la même détermination, et c'est sans doute là leur principale faiblesse. Décervelés de toute part, il ne leur reste que leur pantalon à quoi accrocher leur identité et leur statut. C'est finalement à eux que la justice de Khartoum a voulu donner des gages, de peur que leurs surenchères ne menacent la stabilité du pouvoir. Mauvais calcul. Devant eux ou devant elle, il en sera réduit à baisser le sien.
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