18.01.2008

Les boucaniers

25fd542bd3a97c62d1dba1eb7ada664e.jpgLe boucanier n'est pas un marin, mais un chasseur de vaches sauvages, ou de cochons. Si on confond souvent boucanier avec pirate, c'est parce qu'en anglais on désigne les flibustiers sous le nom de buccaneers ou privaters. 

Les boucaniers forment un confrérie d'hommes très serrée et radicalement en marge de toute autorité. Dès la fin du XVIe siècle, des petits camps de boucaniers se dressent dans le nord-ouest de Saint-Domingue. Les boucaniers tirent leur nom du «boucan», claie de branches sur laquelle ils cuisent la viande au-dessus d'un feu de bois vert. La cuisson et la fumée permettent une excellente conservation des quartiers de viande. Quant aux peaux, arrosées de gros sel, elles sèchent au soleil. 

Toujours en quête de vivres, les navires hollandais, anglais ou français connaissent bien les baies où vivent les boucaniers. La viande et les peaux s'échangent contre des armes, de la poudre et du rhum. 

À l'occasion, les boucaniers pillent les navires rejetés sur la côte par les tempêtes. Ils vont aussi s'embusquer sur de petites barques près des villages espagnols. Les boucaniers accueillent tous les déserteurs et aventuriers qui acceptent leurs règles de vie aux mœurs très libres. Remarquables chasseurs, habitués aux longues marches en forêt, les boucaniers sont aussi très à l'aise sur un bateau. Solides gaillards bien nourris, ils deviennent de redoutables combattants lors des corps à corps sanglants des abordages. 

Les boucaniers sont tous armés d'un fusil de 4 pieds de canon appelé le «fusil à giboyer» et ordinairement d'un pistolet ou deux à la ceinture. Ils portent également un bon sabre ou un coutelas spécial servant à dépecer le gibier. Les boucaniers faisaient fabriquer en France ce modèle spécial de fusil de fort calibre. Il se chargeait d'une manière exceptionnellement rapide pour l'époque, pouvant tirer trois coups dans le temps qu'un fusil militaire en tirait un seul. Leur poudre venait de Cherbourg. Elle était de première qualité et fabriquée spécialement pour eux. On l'appelait «poudre de boucanier». Elle se conservait dans des calebasses ou tubes de bambou bouchés de cire. Les flibustiers, souvent anciens boucaniers, préféraient l'usage de cette mousqueterie aux canons d'un navire. Grimpés dans les mâts, ils s'amusaient à décimer à coups de fusil les servants des pièces d'artillerie du navire attaqué. Le plus souvent, au moment de l'abordage, l'équipage ennemi était parti se cacher dans la cale pour éviter leurs tirs précis. 
 
Ils opéraient avec le soutien partiel des colonies non-espagnoles et leur activité est demeurée légale ou partiellement légale jusque dans les années 1700.

 

21.01.2007

Les pirates du Net à l'assaut de Sealand

medium_tpblogo_sm_ny.jpgLa fiction rejoint la réalité depuis que Michael Roy Bates, 54 ans, autoproclamé « Prince of Sealand » en 2000, a décidé, début janvier, de mettre en vente son île métallique de 550 mètres carrés, érigée sur deux pylônes, à dix kilomètres des côtes de la Grande-Bretagne. Son père, Paddy Roy Bates, ancien major de l'armée, avait pris possession de cette forteresse militaire, initialement baptisée Fort Rough, en 1967, profitant à la fois d'un vide juridique et du fait qu'elle était alors en dehors des eaux territoriales britanniques. Elle fut construite à terre en 1942 et transportée sur un banc de sable pour protéger le pays des Allemands, mais personne n'a jamais pu dire s'il s'agissait d'une barge dépendant de la Royale Navy ou d'un territoire placé sous l'autorité du gouvernement.

Dès le milieu des années 1960, Fort Rough s'était retrouvé sur la sellette à cause de pirates. Pirates radio, les ancêtres des radios libres, contraints d'émettre en mer faute d'autorisation. Leurs propriétaires, à l'instar de celui de Radio Caroline ou de Radio Sutch, n'hésitaient pas à faire le coup-de-poing pour s'imposer. Reg Calvert, patron de Radio City, en mourra. Quatre autres disparitions dans le petit monde trouble des radios de l'époque ne seront jamais élucidées. Mais Paddy Roy Bates et sa femme Joan ont d'autres ambitions. Ils dessinent un drapeau, éditent des timbres, battent monnaie, le dollar de Sealand, indexé sur le dollar américain, et impriment des passeports. Ce ne sera pas une bonne idée.

Détournés par des organisations mafieuses, ces derniers se retrouveront dans des circuits de blanchiment d'argent. L'un d'eux sera même découvert dans la poche de l'assassin du couturier Gianni Versace, tué en 1997 ! Aujourd'hui Paddy Roy Bates a 85 ans et sa femme pas loin de 80. Ils habitent au sud de l'Espagne. Leur fils Michael, divorcé et père de trois enfants, a décidé de passer la main. « C'est la fin d'une très longue histoire, mais il est temps de faire autre chose de Sealand », explique-t-il. Installé à Leigh on Sea, au nord-est de Londres, il exploite une société de pêche, Fruits of the Sea, qui, avec deux bateaux, dont l'un basé en Écosse, ramasse des fougères de mer et des crustacés. Mais il flaire surtout qu'il peut encore réaliser une bonne affaire avec la forteresse de son père.

Depuis 1987 et le passage des eaux territoriales de 3 à 12 milles nautiques, Sealand n'est théoriquement plus indépendante de la Grande-Bretagne. Mais le gouvernement britannique laisse faire. L'île de fer revendique donc un bureau des Affaires internationales et une banque d'État, dont le contrôleur général vient d'être remplacé. Des institutions d'opérette dont les adresses n'existent que sur Internet et sur une boîte postale. Mais elles n'empêchent pas la principauté d'interdire à tout navire d'approcher en deçà d'une zone d'un mille nautique autour de la plateforme. Inutile d'ailleurs d'essayer de s'y rendre sans montrer patte blanche. Les visites sont interdites pour des raisons de sécurité, précise le bureau des Affaires internationales. Seuls des cas exceptionnels peuvent permettre la délivrance d'un visa « sous trente jours ». Plus conciliant, Michael Roy Bates propose d'« attendre le printemps et une mer moins mauvaise pour que je vous y conduise si je n'ai pas trop de travail ».
À l'en croire, entre deux et quinze personnes séjournent en permanence sur Sealand. La forteresse offre toutes les commodités pour vivre et travailler. « Chaque tour a 7 étages et 7 chambres. La plateforme en compte encore une douzaine. Il y a également une salle de conférences, une installation de dessalement de l'eau de mer, une chapelle et une prison », énumère le « Prince » de la principauté dans un grand éclat de rire. On ne sait jamais s'il plaisante ou pas. Cependant, une société privée, HavenCo, spécialisée dans la messagerie électronique, s'y est bel et bien implantée en 2000, moyennant, selon Michael Roy Bates, un investissement initial de 1,5 million de dollars. Elle offre d'héberger des serveurs informatiques en dehors de tout contrôle juridique et fiscal.
Tout juste s'interdit-elle la pornographie enfantine et les « spams » (pourriels), ces messages non sollicités qui envahissent les ordinateurs. À l'heure où les pirates du Net triomphent et bouleversent le téléchargement, il n'en fallait pas plus pour qu'une agence immobilière espagnole décide de s'intéresser de très près à Sealand. « Il y a deux mois, nous avons contacté Michael Bates en lui expliquant que nous vendions des îles et que la majorité de nos clients nous demandaient s'ils pouvaient y créer leur propre pays », confie Gabriel Medina qui dirige, à Grenade, InmoNaranja. Et d'ajouter : « Il ne s'agit pas exactement d'une vente, mais d'un transfert puisque l'acheteur acquiert non seulement une plateforme mais encore un État, une histoire et un statut de quarante ans d'indépendance. » Mise à prix : 750 millions d'euros, soit 1,363 million d'euros le mètre carré ! Une somme colossale qui ne semble pas rebuter des investisseurs libyens, russes et américains, affirme Medina. Pas plus qu'elle ne rebute une mystérieuse association suédoise, Pirate Bay, qui affirme que la non moins curieuse Acfi (Armed coalition forces of the Internets) a pris contact avec Sealand.
Micheal Roy Bates dément. Mais Pirate Bay ne désarme pas. Elle a lancé une souscription auprès de ses visiteurs sur Internet où les réponses affluent. « Sealand semble un bon endroit », écrit Erik. Thimothy est nettement plus radical : « Depuis quand des pirates achètent-ils quelque chose ? Prenons tout simplement Sealand. C'est un micropays et nous devrions être capables de l'envahir ». À un détail près, Sealand n'est reconnue par aucun État. Et rien ne dit que la Grande-Bretagne continuera de fermer les yeux sur un territoire hors la loi.

20.12.2006

Johnny Depp redevient le capitaine Jack Sparrow pour la 3 ème fois, et on ne s'en lasse pas!

Les bombes qui vous attendent au ciné en 2007 . . . Pirates des Caraïbes 3!

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Nos pirates préférés reviennent ! ! !

Sortie le 23 mai 2007 !