16.02.2007

Bayrou : "je serai élu président"

Bayrou : "je serai élu président"
Sans blague ?
Je suis assez interloqué par cette affirmation péremptoire.

En aucun cas ce pseudo ténor politique ne pourra être le président de tous les Français. Il n'en a pas la trempe.
Les Français se tourneront vers ceux qui, bien que sous des formes différentes, affirment qu'ils mettront en place une vraie politique, avec un vrai programme.
Ce que moi j'attends d'un candidat à la présidentielle c'est qu'il ose mettre en avant un tel programme et non une simple adaptation à un marché qui évolue plus vite que les politiques menées et qui par conséquence nécessitera toujours des pansements sur des jambes de bois sociales.
Ce que j'attends c'est un programme qui adapte le marché en France aux exigences de notre société de façon à se positionner en réel décisionnaire et non en victime de ses aléas.
Après, peu m'importe qu'un tel candidat soit de droite ou de gauche même si j'ai une préférence....
Peu m'importe qu'il s'agisse d'une eau de Royal arôme Besancenot ou d'un diabolo Dupont Aignan rondelle Bayrou.
Mais si Bayrou n'avait pas l'appui des francs-maçons, où irait-il chercher sa majorité?
Je crains que les tenants de Bayrou ne confondent "gouverner au centre" avec "combines politiques et alliances d'un jour". Si Bayrou représentait une véritable coalition au centre, de type Angela Merkel, comme l'ont fait les Allemands, sa campagne aurait pris des attitudes toutes différentes.
Mais, détrompez-vous, militants enthousiastes de Bayrou,  les Français n'y sont pas prêts ! Rien d'étonnant à ce que les Français se tournent vers le choc des idées et des hommes, comme le passé les y incite.

Encore une fois, ce que je trouve rassurant c'est non pas qu'ils le fassent mais qu'ils se partagent assez équitablement les tendances.
Claude Guillemain
BREIZH 2004
Mouvement fédéraliste breton et européen

Brèves de campagne

Voyons d'abord ce cliché de la SOFRES, signe du séisme annoncé: La gauche a atteint son plus bas niveau pour une présidentielle depuis 1969. L'effet Ségogo y serait-il pour quelque chose ? Souvenons-nous, le slogan majeur de Ségolène aura été: «Je suis une femme, votez pour moi, au premier tour ! Au premier tour, c'est mieux qu'au deuxième tour ! Sinon, vous êtes des machos.» Les socialistes n'ont pas dû voir de femmes depuis la fonte des banquises au quaternaire. Le second tour pourrait être marqué par une absente: Ségolène Royal en personne. Remarquez, le PS s'est entraîné pour ça. Souvenons-nous d'avril 2002. Un beau poisson ! Il était où Lionel Jospin ?
 
La Grand Messe de Villepinte n'a pas convaincu, pas même chez les ouailles socialistes. La Dame de la ville, peinte en rouge -le rose est passé de mode-, a tout juste réussi à propager la villepinite, une variante du H5N1 Royal. Un mammouth de taille vient d'être piqué, Éric Besson, né le 2 avril 1958 à Marrakech au Maroc, député PS de la Drôme, membre de la Commission des finances, consultant en ressources humaines, a démissionné du Parti Socialiste. Motif: Le chiffrage du programme des 100 mesures du Pacte Présidentiel de Ségolène Royal. Pour Jack Lang, c'est un petit «couac secondaire». Un "petit couac secondaire". .. À force des les accumuler, il y a bien un couac qui fera péter la marmite. En voyage en Picardie, Ségolène Royal a demandé «un peu plus de cohérence entre les socialistes» (Sic). Éric Besson sera remplacé par l'ex-ministre des Finances, Michel Sapin, un ami de l'ISF de Ségolène Royal et de François Hollande, d'où le nom de leur patrimoine en SCI, «La Sapinière». Didier Migaud, député PS de l'Isère, a rejoint l'équipe de campagne de Ségogo comme conseiller budgétaire. .../...
 
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http://www.reveil-des-marmottes.net/Site_Noute/Do...

16.12.2006

Arrêtez de taper sur Loïc Le Meur

Arrêtez de taper sur Loïc Le Meur

Nous vivons une révolution historique. Les personnalités politiques ne cessent de nous démontrer qu’elles attachent une importance grandissante au cinquième pouvoir, que donc, en conséquence, la nature même de la démocratie est en train de se transformer.

Quand François Bayrou puis Corine Lepage sont venus à la République des blogs au cours de l’automne, c’était déjà un premier pas de fait vers le cinquième pouvoir, une façon de lui reconnaître son importance, de le consacrer officieusement. Mais grâce à Loïc Le Meur, parce que cette fois Sarkozy est venu, un pas de plus a été fait : le cinquième pouvoir a été consacré officiellement, par le ministre de l’Intérieur lui-même.

Et que Sarkozy s’en soit aussi mal tiré lors de son discours démontre qu’il ne sait pas sur quel pied danser. Il ne comprend pas la nouvelle force qu’il découvre face à lui. Mardi dernier, à 15 heures, il nous a débité un texte aussi soigneusement préparé que creux. À sa place, j’aurais déjà viré mon conseillé. À chaque mot, Sarkozy a démontré qu’il ne comprenait rien aux chamboulements actuels. Mais sa présence, elle, prouve qu’il sent bien qu’il se passe quelque chose d’énorme.

Loïc a été courageux comme l’explique Axel. En invitant les présidentiables à une réunion de blogueurs et d’entrepreneurs, il a pris le risque de les décevoir, surtout les étrangers, pour prouver qu’internet comptait en politique. Son geste est historique car on oubliera vite la grogne pour retenir la date du 12 décembre 2006.