08.10.2009

People. Stallone est breton... et ça se voit !

L'annonce des origines brestoises de Sylvester "Clerec" Stallone (lire Le Télégramme du 7 octobre) circule à vitesse grand V sur la toile. Des sites comme Rue89, Gala, le Nouvel Observateur et 20minutes diffusent l'information en bonne place.

"Etre de Brest, ça Rambo"
Les commentaires des internautes amusés se multiplient. Amusés et fiers de voir "qu'être de Brest, ça Rambo", nous écrit un certain Julien.P. D'autres rêvent les yeux ouverts à un nouvel épisode de Rocky en terre bretonne dans lequel le célèbre boxeur viendrait retrouver ses racines de ti'zef sur le port de co' en gravissant quatre par quatre les escaliers qui mènent au Cour d'Ajot avant d'envoyer au tapis un adversaire effrayant, salle Marcel Cerdan.

Stallone mod kozh
Rocky ou pourquoi pas un dernier Rambo pour la route. Un lecteur de Rennes s'est sérieusement penché sur la question. Il a déjà préparé l'affiche de cette future super-production à l'armoricaine. Le résultat est intéressant : Stallone, en coiffe bigoudène, armé d'un fusil d'assaut. Il ne reste plus qu'à trouver le scénario.

 

15.08.2009

Noms de lieux. Le casse-tête breton

 

digor-eo.jpg15 août 2009  - Le Télégramme


Nom d'une pipe! Comment bien prononcer Ploubezre ou Tourc'h? Les noms de communes bretonnes relèvent souvent du casse-tête.

Pourquoi Pont-Aven, Cité des peintres, rime-t-elle avec «vilaine»? A quelques kilomètres de là, Rosporden rime bien avec «Gauguin»! Pourquoi le «z» final de Douarnenez ne se prononce-t-il pas? Et pour quelle raison dit-on Brec'h, comme si le nom de cette commune se terminait par un «c»... La prononciation des noms de lieux bretons peut virer au casse-tête, voire au cauchemar, pour les touristes. Qu'ils se rassurent, les Bretons ne s'en sortent parfois pas mieux. Demandez à un Léonard comment se prononce «Merlevenez», et à un Bigouden, comment il faut dire «Ploubezre», et vous verrez le résultat(*) ! Passé un rayon de 50km autour de chez eux, bon nombre de Bretons sont aussi perdus.

Pas de règle !

Alors, quelle est la règle pour bien prononcer? Eh bien, il n'y en a pas. Et c'est bien là le problème. Il faut faire au cas par cas. Seule certitude, c'est l'arrivée de la langue française en Bretagne qui a compliqué les choses. Car elle a dû composer avec des noms de lieux majoritairement issus de la langue bretonne, sans le même accent tonique, sans la même logique, et parfois sans les mêmes sons.

La faute aux francophones

L'exemple le plus criant est celui du «c'h», un son guttural, proche de la jota espagnole ou du ch allemand. Totalement inconnu en français. Donc les francophones n'ont pas su le prononcer. Et le long de la rivière d'Auray, par exemple, ils ont donc commencé à dire Krak plutôt que Crac'h (56). Ou bien, à prononcer «créache», le lieu-dit «Creac'h gwenn» à Quimper. Mais dans ce cas, pourquoi Tourc'h (29) ou Penmarc'h (29) ont-elles gardé leur prononciation originelle? Difficile de le savoir avec précision. Peut-être parce que le français y a fait une apparition plus tardive. Et que les clercs, curés et autres lettrés francophones n'ont pas réussi à imposer à la population locale une prononciation «à la française». L'explication pourrait être aussi valable pour la prononciation des noms se terminant par «en». «Les noms de lieux sont vivants», rappelle Fulup Jakez, de l'Office de la langue bretonne. «Ils sont liés à l'histoire de Bretagne, et il est normal qu'ils évoluent avec le temps. Qui dit que leur prononciation ne changera pas à l'avenir, si la langue bretonne regagne du terrain!».

Que faire?

Alors que faire? Première solution, mais pas forcément la plus simple: apprendre le breton. Après tout, cela permet de revenir au nom et à la phonétique d'origine (ou presque!). Les règles de prononciation sont simples et logiques. Pas de mauvaise surprise à l'arrivée. Et non content de bien prononcer les noms de communes, vous maîtriserez aussi les lieux-dits. Autre solution: prendre votre bâton et votre sac à dos, et entamer un «tro Breizh» (prononcez «ei» comme dans «oseille», merci!), un carnet à la main pour noter toutes les prononciations. Vive le tourisme culturel!

(*) Ces noms se prononcent «Merleuveuné» et «Ploubère».

16.02.2009

Immatriculation - Les nouvelles plaques arrivent le 15 avril

logo régions plaques immatriculation

Les nouvelles plaques arrivent le 15 avril
Le numéro d'immatriculation sera composé d'une série de 7 caractères alphanumériques, d'un numéro de département et d'un logo régional.
Il ne s'agira pas forcément du département de la résidence, puisque "le choix de cet identifiant est libre", précise le ministère de l'Intérieur.

 

Quelle sera votre nouvelle plaque ?
 

On en parle depuis longtemps. Elles arrivent enfin. Les nouvelles plaques d'immatriculation entreront en vigueur à partir du 15 avril pour les véhicules neufs. Un décret et deux arrêtés, parus mercredi au Journal officiel, précisent les modalités techniques des nouvelles plaques. Elles seront également obligatoires pour les véhicules d'occasion en cas de changement de propriétaire ou d'adresse et ce, dès le 15 juin.

Le numéro d'immatriculation sera désormais composé d'une série de 7 caractères alphanumériques (2 lettres, 1 tiret, 3 chiffres, 1 tiret et 2 lettres), sur le modèle AA-123-AA. Celui-ci sera attribué chronologiquement et apparaîtra en caractères noirs sur fond blanc. Ce numéro d'immatriculation sera attribué à vie au véhicule, de sa première mise en circulation jusqu'à sa destruction, qu'il change de propriétaire ou non. Sur la partie droite de la plaque et sur un fond bleu, sera apposé un identifiant territorial comprenant le numéro du département. Il ne s'agira pas forcément du département de la résidence, puisque "le choix de cet identifiant est libre", mais celui "avec lequel l'automobiliste ressent les attaches les plus fortes", précise-t-on au ministère de l'Intérieur. Mais attention ! Ce choix est définitif. Toutefois, en cas de rachat d'un véhicule d'occasion, vous pourrez, selon votre souhait, conserver la référence locale apposée par l'ancien propriétaire ou en choisir une autre.

Drapeau breton

Ce numéro sera en outre surmonté du logo officiel de la région dans laquelle est situé le département. Il est donc strictement impossible de panacher un département avec une région à laquelle il n'appartient pas (par exemple, si vous aimez le Morbihan mais aussi la Réunion, vous ne pourrez pas faire figurer le 56 avec le logo de la région d'Outre-Mer). Logo officiel, dites-vous ? Oui, sauf en Bretagne. Les élus armoricains ont en effet obtenu le droit de faire figurer sur les plaques le gwen ha du (blanc et noir, en breton), drapeau chargé d'histoire créé en 1923 par un militant régionaliste, de préférence à l'hermine stylisée qui symbolise le conseil régional breton.

07.01.2008

L’évêque de Vannes, Monseigneur Centène, se met au breton

a764a0a8be2b752f84e9f6e45d0a453b.jpgCet évêque parle déjà une langue régionale, le catalan, car il est natif de Banyuls sur mer
Et le tampon de l’évêque est en deux langues : français et breton !
Nous connaissons tous les difficultés que connaît l’association Dihun pour développer le bilinguisme français-breton dans les écoles catholiques de Bretagne. Espérons que nous pourrons donc compter sur l’Evèque de Vannes pour faciliter le bilinguisme régional au sein de ces écoles.

27.11.2007

Trois élus socialistes bretons jugés à Paris en janvier

L'actuel président du conseil général des Côtes-d'Armor, Claudy Lebreton, et son prédécesseur, Charles Josselin, ainsi que l'actuel maire de Lannion et ancien vice-président du même conseil général, Alain Gouriou, sont appelés à comparaître, le 17 janvier prochain, en compagnie de quatre autres prévenus, devant le tribunal correctionnel de Paris. Tous sont poursuivis pour des faits d'abus de confiance ou de prise illégale d'intérêt qui se seraient produits entre 1994 et 1999.
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Le 17 janvier prochain, Charles Josselin, Alain Gouriou et Claudy Lebreton, (de gauche à droite) seront appelés à la barre de la 11 e chambre du tribunal correctionnel de Paris pour répondre d'abus de confiance ou de prise illégale d'intérêt. Ces faits auraient été commis, entre 1994 et 1999, dans le cadre de leurs mandats respectifs au sein du conseil général des Côtes-d'Armor.

L’affaire a débuté avec un rapport de la chambre régionale des comptes (CRC), rendu public en septembre 2000. En épluchant les comptes du conseil général, la CRC relève des dysfonctionnements : « Gestion opaque des marchés publics », contrôle insuffisant de l’utilisation des subventions versées aux associations, etc. Plus grave, elle pointe des irrégularités : voitures de fonction utilisées loin du département, le week-end et pendant les vacances (Dinard, Antibes, Bourg Saint-Maurice, Var, Provence, Pyrénées...), logement de fonction attribué au président alors qu’il touche déjà une indemnité de logement, etc. Le rapport fait grand bruit. Pour sa défense, le conseil général argue alors que le logement de fonction a fait l’objet d’une délibération votée en assemblée, soumise au contrôle de légalité du préfet... qui ne l’a pas remise en cause... Dans les mois qui suivent, le conseil général assure avoir remis de l’ordre dans ses comptes (sommes remboursées) et sa manière d’agir.

Instruction : un trou de trois ans !

En 2001, le parquet ouvre cependant une information judiciaire. Une partie du dossier est confiée à un juge d’instruction de Saint-Brieuc. L’autre, plus complexe, concernant notamment un emploi fictif présumé, arrive entre les mains d’un magistrat enquêteur rennais. Mais à Saint-Brieuc, il faudra attendre près de trois ans pour que l’instruction ne débute vraiment. La procédure reprend donc, en 2004, avec la mise en examen de Claudy Lebreton (prise illégale d’intérêt), actuel président du conseil général et président de l’assemblée des départements de France, de Charles Josselin (abus de confiance), sénateur, président du conseil général de 1976 à 1997, d’Alain Gouriou (abus de confiance), vice-président de 1984 à 2001, député de 1997 à 2002, actuel maire de Lannion. Quatre autres cadres dans les services du conseil général sont également mis en examen pour abus de confiance : Benoît Cadoret, Daniel Conoir, Gil Pellan, et Pierre Hamon. Mais au moment où les policiers du SRPJ de Rennes reprennent leurs investigations, une petite partie des faits reprochés est déjà prescrite !

Le parquet en position inconfortable

À l’issue de l’instruction briochine, en janvier 2006, le parquet de Saint-Brieuc dispose de suffisamment d’éléments pour renvoyer les sept mis en examen devant un tribunal correctionnel. Mais, dans une position inconfortable (*), il demande un dépaysement de l’affaire. Il y a quelques mois, la Cour de cassation accède à cette demande. Les sept prévenus sont renvoyés devant la 11 e chambre du tribunal correctionnel de Paris. Le procès se déroulera le 17 janvier prochain. À deux mois des élections municipales et cantonales, le procès risque cependant fort d’être repoussé. Quant au volet instruit à Rennes, selon des informations parcellaires, une partie a fait l’objet d’un non-lieu, le 7 juillet 2006. L’autre serait toujours en cours d’instruction.

(*) Sur de nombreux dossiers, le parquet travaille avec le conseil général (aide à l’enfance, etc.). Dans ces conditions, difficile de requérir contre ceux avec lesquels vous travaillez au quotidien.

Hervé Chambonnière

Source: Le Télégramme

http://www.letelegramme.com/gratuit/generales/regions/bretagne/cotes-darmor-trois-elus-juges-paris-en-janvier-20071124-2032477_1128862.php

09.11.2007

Défense de cracher par terre et de parler breton

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09.03.2007

France Gamerre réagit

Vendredi 9 mars 2007

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On pensait avoir tout vu en 1994/1995 avec la Balladurmania ayant débouché sur l'élection de Jacques Chirac. On pensait avait touché le fond en 2002. En 2007, le spectacle médiatico-politique ne peut plus dissimuler la fin d'un système. Une république hors d'âge, absolument plus adaptée au monde où nous vivons, une époque où l'agonie de notre planète est désormais perceptible, et personne ne veut rien changer. Alors, on parle. On promet tout et n'importe quoi à tout le monde sans dire qui va payer. On contourne la réalité et les faits et surtout, on s'accroche à cette République offrant tant aux élus et à leurs proches dans le pays le plus taxé au monde. La France va laisser à la dernière génération de la Terre un cadeau d'Apocalypse, avec en prime 56 centrales nucléaires dont la moitié sont des Tchernobyl en attente de péter. C'est la réalité. Le cacher ne résoudra pas le problème. Le RdM a reçu une réponse d'une prétendante au trône, ces gens voulant diriger la première puissance nucléaire civil et militaire.
Un exemple du niveau intellectuel de cette campagne. Vous vous souvenez du canular du 6 mars 2007 publié par le Réveil des Marmottes sur le séisme dans la Manche ayant détaché la Bretagne du continent. Et bien, il y a au moins une candidate qui y a cru. Voici ce qu'elle -ou plutôt son QG de campagne- a écrit à notre canard. Le message est textuel, le Webmaster a juste corrigé les fautes d'orthographe, par respect pour ses lecteurs: «Qu'est-ce qui a fait ça ? Les failles de la Bretagne sont liées aux structures hercyniennes. Il ne faut pas exagérer ! À + ... Michel»

Michel Villeneuve - Michel.Villeneuve@up.univ-mrs.fr - France Gamerre - francegamerre@hotmail.fr

France Gamerre (née le 14 juin 1941) est la candidate de Génération Ecologie (GE) à la présidentielle de 2007. Elle plaide pour «une agriculture plus raisonnée et plus biologique...» - «Il faut arrêter de culpabiliser les agriculteurs d'avoir pollué les terres. L'économie et l'écologie sont liées pour un développement durable...» France discute avec plusieurs dirigeants agricoles pour la fabrication de biocarburants avec du blé, du maïs, des betterave à sucre ou du colza. Mais France croit que la Bretagne s'est vraiment détachée du continent.

Réponse du Réveil des Marmottes à France Gamerre: «France, c'était un canular ! Une blague ! C'était indiqué dans l'animation flash ! Allez voir en Bretagne, le nez est toujours collé à la France. Enfin, jusqu'au 6 mai, car si personne ne propose le référendum pour une France fédérale dans une Europe fédérale, elle pourrait bien aller voir la grande (Bretagne) en face et demander son rattachement à l'île de Sa Majesté la Reine Élisabeth II.»
PUZZLE CAMPAGNE DE NOUTNOUTE - JEU 2007 ÉLIMINATOR - SONDAGES
Campagne de Noutnoute  - Constitution du RdM
Le Réveil des Marmottes - Reproduction autorisée en citant la source
http://www.reveil-des-marmottes.net/Site_Noute/Infos_Nout...

23.02.2007

Les Bretons mettent les voiles

vendredi 23 février 2007

Les Bretons mettent les voiles: la Bretagne demande son rattachement au Royaume Uni

Noutnoute vous l'annonçait depuis quelque temps, un événement extraordinaire se préparait et pourrait faire des émules: La Bretagne a officiellement demandé ce jeudi 22 avril à 11 heures 45 son rattachement au Royaume-Uni (United Kingdom). Cette demande a été remise à Sa Majesté la Reine Elisabeth II, à la Chambre des Lords et au Premier ministre britannique Tony Blair par Messieurs Jean-Louis Le Meur et Claude Guillemain (1), représentants provisoires de la Bretagne avec la signature du candidat Jean-Philippe Allenbach. La Bretagne en revient donc à ses origines (2 et 3). Le tout devant être confirmé par un référendum organisé dans quelques jours et dont le résultat ne fait aucun doute, ce référendum n'étant qu'une pure formalité.

Jean-Louis Le Meur, Claude Guillemain et Jean-Philippe Allenbach préparaient cette demande depuis plusieurs mois dans le plus grand secret, bien que le Réveil des Marmottes, tenu informé, a laissé planer quelques doutes. Pourquoi une telle décision ? Les partis politiques français, quels qu'ils soient, ne veulent pas entendre parler de décentralisation réelle, ou de pays fédéral. Il leur faut absolument conserver cette Ve République, quitte à tromper les citoyens avec des mesures ou des lois surréalistes et des promesses inapplicables. Plus grave, aussi bien Nicolas Sarkozy, Ségolène Royal ou François Bayrou ont décidé de livrer la France et ses régions à un empire hypercentralisé: L'Union Européenne. Tous les mouvements soutenant cette démarche veulent d'une Europe, mais d'une Europe respectueuse des peuples, donc des provinces, des Länder, des régions ou des pays.

La Bretagne, est [presque] une île, elle est bordée de tous côtés par la mer. Elle est voisine par son histoire des Brittons de la Grande Bretagne, the «Bloody Celts». Puisque la France ne veut pas reconnaître ses régions, la Bretagne s'est donc tournée vers son plus proche voisin, le Royaume-Uni, et devient par le fait un membre de l'United Kingdom. Les représentants officiels de cette initiative ont déjà demandé à Sa Majesté, à la Chambre des Lords et au Premier ministre Tony Blair de concrétiser le rattachement de la Bretagne au Commonwealth, une Union plus démocratique que l'UE n'exerçant aucun pouvoir sur ses pays membres. Il reste à définir le nouveau statut de la Bretagne: Une monarchie parlementaire avec un souverain symbolique et un pouvoir constitutionnel, «Common Law», avec un Premier ministre et un gouvernement élus au suffrage universel par les citoyens de l'État. Ceci devrait être défini en accord avec les autorités du Royaume-Uni, les signataires de la demande de rattachement et le référendum.

Une copie du document complet a été remise à Monsieur Jacques Chirac, président de la République française, au Conseil Constitutionnel et aux candidats Nicolas Sarkozy, Ségolène Royal et François Bayrou.>

1) Claude Guillemain - Président du RBE - Avenue de Broqueville, 297 - Boîte 5 - B-1200 - BRUXELLES - BelgiqueClaude Guillemain, Président - Maputo

Tel: +258 82 402 4967
claudeguillemain@yahoo.fr
Blog:
http://experts.hautetfort.com/

2) Le Royaume-Uni est un royaume où le pouvoir du Roi ou de la Reine (actuellement Sa Majesté Élisabeth II) règne mais ne gouverne pas. Le pouvoir exécutif de la monarchie parlementaire est exercé, au nom de la Reine, par le Premier ministre (actuellement Tony Blair) et ses ministres. La constitution du Royaume-Uni n'est pas codifiée, elle est constituée de conventions constitutionnelles issues de la «Common Law», ensemble de lois constitutionnelles britanniques élaborées par Guillaume le Conquérant en 1066.

3) À partir du VIe siècle, malgré la réticence des Celtes à toute forme d'autorité, quatre royaumes vont être créés et, en s'unissant, vont former la Bretagne: La Cornouaille, la Domnonée, le Léon et le Vannetais.

Musiques de Mikael Moazan - Blog de Jean-Louis le Meur
SONDAGE - Campagne de Noutnoute

Le Réveil des Marmottes - Reproduction autorisée en citant la source
http://www.reveil-des-marmottes.net/Site_Noute/Infos_Nout...


21.02.2007

La France, ou tu changes, ou on se tire !

J'ai bien lu JP Allenbach.
Il propose à la France de devenir fédérale, sinon, on se tire !
Moi, Jean-Louis Le Meur, je dis OUI, tirons-nous !
Si les pirates rêvaient d'avoir leur île sur laquelle fonder une société parfaite, c'est déjà le cas pour la Bretagne qui est déjà une île. La Bretagne, bordée de tous côtés par la mer, est voisine par son histoire des Brittons de Grande Bretagne, the "bloody celts" comme disait mon copain Morgan.

Si l'on veut "se tirer", et en même temps prendre soin de notre peuple, c'est donc vers le plus proche voisin qu'il faut tourner nos regards, la Grande Bretagne, la "maison-mère" en quelque sorte.

Bien sûr les Français vont objecter: "ça ne nous va pas du tout" !

En fait pour les Français ça irait totalement contre nature d'aller vers ce truc bizarre que l'on nomme United Kingdom. Mais pour les Bretons, ce retour aux sources est plein de symboles, et aussi d'avantages bien compris: jobs, dynamisme économique, libéralisme, la bière à bon marché et les petites anglaises.

La Bretagne reste donc dans l'expectative: ou bien la France devient fédérale, ou bien, nous les Bretons, on se tire chez les Brittons ! D'ailleurs c'est déjà fait, un nombre incroyable de jeunes bretons partent travailler en Breizh-Veur, pendant que nombre de Brittons viennent s'installer à l'intérieur de Bzh !

A tout hasard, j'ai rejoint le site de buysealand.com, qui a commencé à dresser une liste des autres îles que la communauté pourrait acquérir...

Jean-Louis Le Meur
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08.01.2007

Jean-Marie DÉGUIGNET, Mémoires d'un paysan Bas-Breton, 1834-1905

medium_DEGUIGNET.jpgJean-Marie Déguignet naît en 1834 à Guengat, près de Quimper. Il meurt le 29 août 1905, à Quimper, rue de l'hospice, au temps du combisme triomphant, ce qui n'est pas anodin pour un homme qui se définissait lui-même comme « en politique, [...] un républicain des plus avancés, et en religion, libre penseur, philosophe ami de l'humanité, de la vraie, et ennemi déclaré de tous les dieux qui ne sont que des êtres imaginaires, et des prêtres qui ne sont que des
charlatans et des fripons [...] » (p. 298). Il commence à rédiger ses Mémoires dans les années 1890 et nous pouvons en lire aujourd'hui une version abrégée à partir de 24 cahiers manuscrits -­ soit plus de 2 500 pages ­ grâce au travail de l'association d'histoire locale Arkae et d'un petit éditeur finistérien. On découvre alors une destinée extraordinaire, dans le sens premier du terme. Et se déroule, au fil des pages, l'existence d'un petit, sorti du silence des humbles par l'écriture de sa propre vie.

Jean-Marie Déguignet n'est ni Maupassant (Une Vie), ni Émile Guillaumin (La Vie d'un simple). De cet opus qui peut être passé au crible des analyses sur l'autobiographie (Philippe Lejeune) et les récits de vie (Daniel Bertaux), nous proposerons trois lectures pour essayer d'en restituer et la saveur et l'intérêt pour l'historien.

On peut tout d'abord considérer ces Mémoires comme un livre d'histoires, d'aventures, comme une odyssée. En 1854, Déguignet, domestique chez le maire de Kerfeunteun,­ une commune limitrophe de Quimper­, s'engage dans l'armée : une aubaine pour quitter son monde, une possibilité offerte à l'individu pauvre de découvrir un pays et une nation auxquels il appartient et dont il aimera à décrire l'infinie variété des hommes qui les composent ; un espoir de s'élever
socialement. Pendant quatorze ans, il participe aux guerres de Napoléon III : un baptême du feu à Sébastopol, un parcours dans l'Italie du nord au moment de la campagne de 1859, la lutte contre les soulèvements kabyles en Algérie, la participation au fiasco mexicain. De ces Mémoires de guerre ­ un tiers de l'ouvrage ­, on retiendra que l'empire, ce n'était pas la paix ; on sera sensible, aussi et surtout, à la rencontre entre l'histoire de l'individu et la décision politique nationale, à leurs enchevêtrements. Déguignet apparaît non seulement comme un acteur modeste des aventures extérieures de l'empire, mais aussi comme un Français dont la condition de soldat lui permet des apprentissages nouveaux : un intérêt pour l'ailleurs, avec comme corollaire le plaisir du tourisme à l'occasion ; la rencontre avec les autres, en particulier celle avec un jeune caporal qui au cours de la guerre de Crimée lui apprend à lire et à écrire vraiment le français.

Lorsqu'en 1868 Déguignet revient à Ergué-Gabéric où il avait appris, enfant, à devenir mendiant, l'ancien sergent redécouvre cette partie de la Cornouaille. Et ce n'est pas une des moindres vertus de ses Mémoires que d'offrir au lecteur une ouverture sur l'histoire de la Basse-Bretagne du XIXe siècle. L'auteur décrit le monde dans lequel il évolue, observe les changements plutôt qu'il ne les analyse. Une démarche quasi ethnographique qui lui permet d'appréhender la société de son temps et de contester le travail des folkloristes. Déguignet offre ainsi sa version de «l'âme bretonne» : prégnance des légendes et d'une religion catholique dans les gestes et les jours, établissement d'une hiérarchie des caractères en fonction des pays et des hommes qu'il connaît en Basse-Bretagne, image romantique apprise ou pensée
d'une région ensauvagée. L'œuvre intéresse ainsi doublement l'historien : l'auteur, en essayant de dresser un tableau des mentalités, invite à vouloir les comprendre et permet aussi d'envisager comment il pouvait se les représenter.

Le monde de Jean-Marie Déguignet, c'est celui des ruraux qui vivent dans des communes proches de Quimper et qui s'y rendent. On y marche beaucoup, la mort et l'alcoolisme sont très présents de même que l'instabilité. Mobilité dans l'espace, mobilité dans la société. La vie de l'auteur en est un parangon. Né dans un milieu de petits paysans pauvres, il fait très tôt le métier de mendiant à l'intérieur de sa commune trois jours par semaine et aide ses parents. En 1851,
il travaille comme vacher dans la ferme du professeur de l'école d'agriculture de Quimper ; et il pose la question : «Mais un monsieur à chapeau haut et qui ne savait pas parler breton pouvait-il être cultivateur ?» (p. 85). C'est une société organiciste que l'auteur détaille. Chacun y a sa place et chacun se doit de la tenir. Moins que des catégories ou des classifications toutes faites, ce sont des états que Déguignet distingue pour donner à lire les relations sociales.
On est misérable, on peut le devenir, mais on peut aussi se sortir de cette condition. Le mendiant n'est pas mis au rebut mais fait partie intégrante du corps social. Il donne les nouvelles, joue un rôle d'intermédiaire pour les mariages, fréquente les propriétaires et les journaliers. Loin d'un déterminisme économique et social proposé comme explication par certains, loin des conceptions de l'Église sur les bienfaits de la pauvreté et l'assistance nécessaire, Déguignet propose de voir dans la mendicité un état momentané pour certains, prolongé pour d'autres. Aussi, les frontières passent d'abord entre les différents états de la richesse et les différents états de la pauvreté. Et Déguignet de renvoyer l'image d'une société où l'individu est toujours « à la limite de » : il peut prétendre à une amélioration de son état économique et social, et donc à une plus grande réputation à l'intérieur de la commune, mais le champ des possibles peut toujours être obéré par quelque hasard fatal, par une mauvaise ou impossible gestion du mieux-être. L'ancien soldat qui a accumulé un petit pécule se marie à son retour, devient fermier quinze ans durant à l'ombre du château
de monsieur Malherbe de la Boissière. Un incendie de la ferme, l'ivrognerie de sa femme, la non reconduction du bail à cause de ses opinions politiques, et Déguignet se retrouve débitant de boissons à Quimper en 1883. Dans cette société, la sûreté de l'état du moment est rarement un gage pour l'avenir. Vivre, c'est être obligé de s'adapter. Il devient ainsi momentanément, au début des années 1880, agent d'assurance pour la compagnie La Nationale. Mais il sait lire et écrire le breton et le français... et sa polyvalence est aussi à mettre au compte de ses expériences, de ce qu'il fut et de la volonté qu'il eut de maîtriser son destin.

On reste cependant ici dans le domaine de l'exceptionnel, ce que confirme Déguignet qui se voit comme un aiguillon de la modernité. Accueilli chez un vieil oncle après son congé de l'armée, il rappelle combien il fut « surpris de constater que cet ancien gendarme qui avait fait trente ans de service dont vingt à Paris, était resté complètement breton. Il
avait conservé toutes les idées et toutes les superstitions du pays natal. Il n'avait rien oublié, n'ayant rien appris, sinon qu'il s'était créé deux fétiches de plus : l'homme de brumaire et l'homme de décembre » (pp. 268-269). L'auteur fustige la routine de ses contemporains peu enclins à s'adonner aux « kichou névez » (p. 323), l'expression péjorative
désignant les nouvelles modes. Témoin attentif du temps qui passe, il rend compte de sa perception des nouveautés, de leur introduction plus que de leur réception. Le train qu'il prit la première fois entre Lyon et Marseille, après qu'il se fut porté volontaire pour la Crimée, lui devient un mode de transport familier. Il offre un Pernod dans un café de Trégunc alors qu'il fait sa tournée des fermes de la commune pour proposer son assurance. Il constate dans les
années 1890 que la papeterie Bolloré, à Ergué-Gabéric, s'est considérablement modernisée. En filigrane, et grâce à de multiples détails, apparaissent le monde qui s'en va et le monde qui advient, dans la coexistence de l'ancien et du nouveau. Déguignet est un progressiste. Et la description qu'il fait de son travail de fermier après son retour du Mexique est là pour en témoigner : abonné à un journal agricole, il défriche, crée un potager, s'occupe de ses prairies, possède le plus beau champ de blé noir. L'on en revient alors au diptyque archaïsme/modernité dans les rapports complexes qu'ils entretiennent entre eux. La routine selon Déguignet n'était-elle pas aussi le mode de conservation que la société avait découvert pour éviter sa propre dislocation ? Mais ceci est une autre histoire.

Enfin, l'ouvrage permet d'aborder la façon dont Déguignet a forgé son identité et la conscience qu'il a eue de son destin. Certes, son regard rétrospectif sur les soixante premières années de sa vie n'est sans doute pas exempt d'arrangements et d'exagérations ; mais si l'on pense que le récit d'une vie par son auteur est une forme appropriée du discours pour appréhender l'individu dans ses actions, alors celui de Déguignet est un témoignage non négligeable.

L'homme est un autodidacte. Sa mère savait lire le breton dans trois livres : le catéchisme, la vie des saints, son livre de messe. À neuf ans, il commence l'apprentissage de la lecture en même temps qu'il va au catéchisme. Avant de connaître la caserne, il a appris par lui-même quelques rudiments d'écriture, et sur les journaux que recevait le maire dont il était un domestique, un français encore peu assuré. Ses années passées dans les armées impériales confortent
son bilinguisme et sa maîtrise de l'écrit. Dans une Basse-Bretagne très majoritairement monolingue, il apparaît à son retour comme un produit d'une acculturation. Les notables et les édiles qui partagent avec lui la connaissance d'une langue échappant à la plupart des ruraux le considèrent comme pouvant faire partie des leurs. Est clairement posé
dans le texte le statut de la langue. Ses Mémoires sont un palimpseste des influences culturelles auxquelles il a été soumis. Déguignet prend la pose, convoque Dante, Hugo, Musset, dit savoir parler quatre langues, fait des citations en italien et en breton. Il écrit, rencontre Anatole le Braz ­ professeur à l'université de Rennes, collecteur de contes et de
légendes bretonnes ­ qui fait publier, dès 1904 dans La Revue de Paris, plus d'une centaine de pages corrigées. Une consécration et une revanche pour un homme qui s'est senti persécuté.

Car Déguignet est aussi le républicain rouge vilipendé par le clergé et les adversaires de « Marianne frilous » (p. 341) ­ Marianne au nez sale. Remettre en cause les autorités de même qu'il faut casser la routine pour s'affranchir, tel est le message d'un homme pour qui la modernité devait prendre une acception aussi bien politique ­ en l'occurrence, la République ­qu'économique. L'apprentissage de la liberté de conscience se conjugue avec un anticléricalisme forcené, présent tout au long du livre, et qui culmine au moment de l'expulsion des congrégations religieuses et de l'interdiction de l'usage du breton en 1902. L'affirmation de son identité politique se double aussi de constatations souvent passionnantes sur la politique au village. On saisit la présence d'un bonapartisme rural diffus, on lit avec plaisir les
pages consacrées aux élections législatives de 1876, on comprend le rôle et la présence des autorités municipales dans les communes/paroisses.

Enfin, il reste à évoquer l'homme Déguignet. Qu'est-il devenu ? Il est dans la misère à la fin de sa vie. Il semble seul et rares sont les remarques qui permettent de pénétrer dans la sphère de l'intime. Se pose ici la question des rapports entre l'individu et le groupe, la communauté à laquelle il appartient. Certes, il se présente et se considère toujours comme un paysan, et tout au long du livre fourmillent les indications sur ses sentiments face à la nature et sa relation à la terre. Alors qu'il est débitant de tabac à Pluguffan, dans les années 1880, il loue un champ et le cultive.
Jean-Marie Déguignet est à fois dans et hors le monde dans lequel il vit, après son retour dans le Finistère. Problème du métissage, problème d'une situation de l'« entre-deux » : il est un paysan, mais il est devenu bien plus que cela aussi. En marge.


Laurent Le Gall, «Jean-Marie DÉGUIGNET, Mémoires d'un paysan Bas-Breton, 1834-1905, Édition établie et
annotée par Bernez Rouz, Le Relecq-Kerhuon, Éditions An Here, 1998, 462 p.», Ruralia [En ligne],
1999-04 - Varia

Disponible sur : http://ruralia.revues.org/document103.html.
Référence du : 8 janvier 2007