08.07.2007

Les bonimenteurs resteront au placard

Les premiers déçus du PS sont certainement les éléphants. Le PS les a laissé tomber au profit de Sego, c'est la raison pour laquelle, vu leur âge, ils se lancent dans l'ouverture pratiquée par Nicolas Sarkozy. Lequel au passage est en train de couler le PS....le Modem, et peut-être d'autres...
Bravo, capitaine Sarkozy, les bonimenteurs resteront au placard !!

e3516b60dc8725243c85635a45a82a3f.jpgDeux mois après son élection à la présidence de la République, Nicolas Sarkozy a accordé un entretien exclusif au Journal du Dimanche. Il y confirme que Dominique Strauss-Kahn sera le candidat de la France à la direction du Fonds monétaire international, et y évoque les grands sujets de ses premières semaines à la tête de l'Etat: l'ouverture, la grâce du 14 juillet, l'Europe ou Clearstream... Extraits

Vous êtes élu depuis deux mois, les choses se passent-elles comme vous les aviez imaginées?
Ce n'est pas à moi de faire un bilan et certainement pas au bout de deux mois! J'essaye de faire ce que j'avais pensé devoir faire: l'ouverture, un style nouveau, une certaine rapidité de prise de décision, les grandes réformes engagées, oui tout cela je l'avais rêvé, j'en avais pris l'engagement. Je le mets en oeuvre. C'est lourd, c'est grave, c'est passionnant, c'est difficile, je n'en suis pas surpris.

Vous avez annoncé vouloir poursuivre l'ouverture...
Pour faire de grandes réformes, il faut une grande majorité. Président de la République, je dois me libérer de mes attaches partisanes, de mes liens amicaux. Il y a des talents dans toutes les familles politiques. Etre le Président de tous les Français est pour moi une obsession. Quand je commence ma journée de travail je ne me dis pas: je veux être le Président des 21 millions de Français qui ont voté pour moi, même si je ne veux pas trahir mes engagements vis-à-vis d'eux, mais je pense aux 17 millions qui n'ont pas voté pour moi. L'ouverture, je la fais d'autant plus facilement que je n'en avais pas besoin arithmétiquement. Ce n'est pas de la petite politique. Avec Bernard Kouchner, Jean-Pierre Jouyet, Eric Besson ou Jean-Marie Bockel les choses se passent bien. Je n'ai qu'à me louer de cette équipe.

Prendre dans votre équipe des personnalités du parti socialiste, c'est aussi un calcul politique?
Je le répète, je ne dois pas être l'homme d'un seul parti. Je veux que Dominique Strauss-Kahn soit le candidat de la France à la direction générale du FMI parce qu'il m'a paru être le plus apte à ce poste. J'ai déjà présenté sa candidature à Zapatero, à Prodi, à Gordon Brown, à Bush... Je sais que c'est un poste très convoité. Pour obtenir ce poste, il faut avoir une forte crédibilité, une expérience incontestable, être polyglotte, Dominique Strauss Kahn a ces qualités. Lui et moi avons la même vision du fonctionnement du FMI. Et je devrais priver la France de sa candidature parce qu'il est socialiste? Comment serais-je le Président de tous les Français si je raisonnais comme ça. Je n'ai pas demandé à Dominique Strauss Kahn de ne plus être socialiste. Le Président de la République doit rassembler.

16.02.2007

Bayrou : "je serai élu président"

Bayrou : "je serai élu président"
Sans blague ?
Je suis assez interloqué par cette affirmation péremptoire.

En aucun cas ce pseudo ténor politique ne pourra être le président de tous les Français. Il n'en a pas la trempe.
Les Français se tourneront vers ceux qui, bien que sous des formes différentes, affirment qu'ils mettront en place une vraie politique, avec un vrai programme.
Ce que moi j'attends d'un candidat à la présidentielle c'est qu'il ose mettre en avant un tel programme et non une simple adaptation à un marché qui évolue plus vite que les politiques menées et qui par conséquence nécessitera toujours des pansements sur des jambes de bois sociales.
Ce que j'attends c'est un programme qui adapte le marché en France aux exigences de notre société de façon à se positionner en réel décisionnaire et non en victime de ses aléas.
Après, peu m'importe qu'un tel candidat soit de droite ou de gauche même si j'ai une préférence....
Peu m'importe qu'il s'agisse d'une eau de Royal arôme Besancenot ou d'un diabolo Dupont Aignan rondelle Bayrou.
Mais si Bayrou n'avait pas l'appui des francs-maçons, où irait-il chercher sa majorité?
Je crains que les tenants de Bayrou ne confondent "gouverner au centre" avec "combines politiques et alliances d'un jour". Si Bayrou représentait une véritable coalition au centre, de type Angela Merkel, comme l'ont fait les Allemands, sa campagne aurait pris des attitudes toutes différentes.
Mais, détrompez-vous, militants enthousiastes de Bayrou,  les Français n'y sont pas prêts ! Rien d'étonnant à ce que les Français se tournent vers le choc des idées et des hommes, comme le passé les y incite.

Encore une fois, ce que je trouve rassurant c'est non pas qu'ils le fassent mais qu'ils se partagent assez équitablement les tendances.
Claude Guillemain
BREIZH 2004
Mouvement fédéraliste breton et européen